Pendant que les Wiggins, Froome, Nibali et autres Van den Broeck filent directement à leurs hôtels par les airs, les 133 autres coureurs du Tour doivent se farcir plus de ... 400 kilomètres en bus. Un traitement de faveur qui passe mal.
"Seuls les 20 premiers du classement général font un transfert aérien. Les autres sont moins méritants, porteur d'eau, équipiers ... C'est la crise chez ASO. Pas capable de nous organiser un transfert. Pas de petits profits", s'est emporté Jérémy Roy.
Même son de cloche du côté de Philippe Gilbert. "Merci à ASO pour ce voyage de 400 kilomètres vers Bonneval. Où est votre respect pour les athlètes?"
Au-delà du (mauvais) message envoyé à la quasi intégralité du peloton, ce privilège fausse les résultats du contre-la-montre de samedi et risque donc d'influencer directement le classement général du Tour. Pas pour les premiers biens sûrs, ... mais pour tous les autres qui luttent pour rentrer dans le top 20, le top 30 ou qui espèrent simplement briller dans ce chrono.
Jérôme Coppel, 21e, bénéficiera, par exemple, de beaucoup moins de récupération qu'Alejandro Valverde qui le précède de 2 minutes 21 secondes. Rien ne dit que le Français aurait eu la capacité de refaire son retard sur l'Espagnol (il l'avait devancé d'une grosse minute à Besançon). Mais une chose est certaine, il partira avec un sacré handicap ce samedi.
Et Rodrigo Beenkens, notre spécialiste vélo, de s'interroger : "l'organisation aurait-elle agi ainsi si Cancellara et Tony Martin avaient toujours été là?" Poser la question, c'est sans doute y répondre.
M. Weynants




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