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"On trouve facilement des produits dopants"

19.10.09 - 13:36 Témoignage exclusif d'un ancien coureur cycliste amateur. Selon lui, le dopage est largement répandu, même chez les amateurs. Il tire la sonnette d'alarme pour protéger les jeunes. "C'est un problème de santé publique".

La mort de Frank Vandenbroucke a fait l'effet d'un électrochoc à notre témoin. "J'ai compris qu'il fallait alerter l'opinion publique. La dépendance s'installe sans qu'on s'en rende compte. Je veux faire passer ce message aux jeunes. Au début ça peut paraître anodin, puis ça devient une certaine routine. On commence par des produits qu'on prend de manière orale, puis des produits qu'on inhale puis on se fait des injections. C'est un cycle sans fin".

"Lutter contre le dopage au niveau professionnel, c'est louable. Mais le dopage est beaucoup plus dangereux chez les amateurs ... parce qu'on n'est pas suivi par des médecins. C'est un problème de santé publique", explique cet ancien cycliste amateur de bon niveau.

Il explique qu'il a plongé dans le dopage parce qu'il voulait pouvoir lutter à armes égales contre ceux qui se dopaient. "Ils faussent le résultat de toutes les courses". Il reconnaît aussi qu'il n'a pas eu le courage de résister à la tentation.

Notre témoin détaille également la manière aisée de se fournir en divers produits dopants. Pour ce qui est d'éviter les contrôles, notre témoin se veut volontairement moins prolixe. Le dopage coûte cher, dans son cas plus de 300€ par mois ... un montant non couvert par les primes de victoires éventuelles. L'argent n'est donc pas le but recherché. "On veut juste être partie prenante de la course, en être acteur".

 

 

M.W. et D. Riffont.

Copyright photo: Belga - Des poches de sang
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