Le XV de France sauve son tournoi grâce à... 19 minutes de temps additionnel

Waynes Barnes en train de diriger une mêlée lors de France-Pays de Galles
Waynes Barnes en train de diriger une mêlée lors de France-Pays de Galles - © Dave Winter - BELGAIMAGE

Imaginez-vous un but marqué à la 109ème minute, mais sans avoir recours aux prolongations. C’est un peu ce qui est arrivé hier lors du match France-Pays de Galles comptant pour la dernière journée du tournoi des 6 nations. Le XV de France a arraché la victoire face au XV du poireau grâce à un essai inscrit à la 99ème minute (un match de rugby dure 80 minutes), record de temps additionnel pour un match du tournoi. En transformant cet essai, les hommes de Guy Novès ont basculé en tête au bon moment, 20-18 score final. Une victoire qui change tout puisqu’elle permet aux Français de finir le tournoi avec un bilan positif de trois victoires et deux défaites, avec une troisième place au classement général à la clé. A contrario, les Gallois doivent se contenter d’une cinquième place, loin de leur standing habituel.

Au rugby, le chronomètre s’arrête lorsque le ballon n’est plus en jeu. Et quand l’horloge atteint 80 minutes, l’arbitre laisse habituellement le match se dérouler tant que le ballon est en jeu. Surtout lorsque le score est serré et que l’équipe menée est sur un temps fort. C’était le cas hier lorsque le XV de France, mené 13-18, a obtenu une mêlée à trois mètres de l’en-but gallois à la 80ème minute. Cette mêlée va être rejouée quatorze fois. Le jeu va osciller entre phases de domination française donnant lieu à un avantage et mêlées écroulées par un pack gallois au supplice. Puis à la quatorzième tentative, le demi de mêlée Antoine Dupont parvient enfin à ressortir proprement le ballon pour la dernière séquence de jeu qui aboutit à l’essai libérateur de Damien Chouly.

Dans ce genre de situation, l’arbitre peut accorder un essai de pénalité, et ce dès la première mêlée écroulée. Mais aucune règle n’établit un nombre de fautes minimum avant d’accorder l’essai. C’est à l’appréciation de l’arbitre. Et Wayne Barnes, l’arbitre anglais de la rencontre d’hier ne semblait pas décidé à mettre fin aux débats. Il a préféré aller au bout du bout du suspense. Et de la polémique.

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