Le carnage de la semaine se nomme La Dame de fer. C’est peut-être un peu fort, écrit comme ça, mais il faut bien mettre un nom sur la gigantesque déception que constitue ce faux biopic de Margaret Thatcher.
La fausse bonne idée : un faux biopic. Pour raconter le parcours de la fameuse dame de fer, Phyllida Lloyd choisit, comme Clint Easwood dans son J.Edgar, la voie du récit en flash-back à travers un personnage montré en fin de vie. Sauf que cette partie en fin de vie qui voit Margaret Thatcher sénile et parlant à son mari décédé depuis longtemps prend le plus gros du film (qui dire 1h44).
L’intéressant relève de l’anecdote. Du coup, tout ce qui nous intéressait, potentiellement, dans un tel projet relève de l’anecdote, de la simple évocation. C’est ce qu’on appelle "passer à côté de son sujet". Du coup, la narration ne bénéficie pas non plus du rythme et du souffle que peut générer le récit d’une vie qui a connu une trajectoire aussi forte et discutable à la fois. Et on s’ennuie ferme. Même Meryl Streep, pourtant oscarisée pour le rôle, en devient crispante. Bref, un ratage.
La Dame de fer de Phyllida Lloyd. DVD et Blu-ray. Lumière






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