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Skyfall

05 mars 2013, 00:00 | Geoffroy Klompkes
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Ce moment où il faut sortir sa valise à superlatifs. Comment faire autrement ? Pour ses 50 ans d’aventures cinématographiques, pour son 23e film officiel (si on ne compte pas le vieux Casino Royale et Jamais plus jamais, donc), James Bond réussit son plus gros carton en salles et met tout le monde d’accord. Ou presque.

Mêmes les femmes ont aimé. Pardonnez ce cliché peut-être un brin sexiste mais, généralement, James Bond, c’est quand même davantage un «truc de mecs», destiné à faire fantasmer les «mecs» avec de très jolies filles, de belles voitures, de beaux gadgets et de belles bagarres. Là, des femmes d’ordinaire réfractaires ou en tout cas peu clientes des aventures

C’était pourtant mal parti. Après la pétaradante relance de la franchise avec le très réussi Casino Royale (certains se souviendront peut-être que pendant le tournage, les pires ragots circulaient sur Daniel Craig qui était supposé se couvrir de ridicule avant d’être porté aux nues), l’enthousiasme était retombé avec un Quantum of Solace pas indigne mais pas franchement emballant non plus. Puis il y avait eu la chute de MGM qui avait mis en danger la production de The Hobbit et, donc, d’un nouveau James Bond resté un temps hypothétique.

La surprise Sam Mendes. De manière générale, les réalisateurs choisis pour les James Bond étaient parfois très compétents mais n’étaient pas des «auteurs». Gros changement ici, donc, puisque Sam Mendes, venu de la mise en scène de théâtre, est un vrai auteur, repéré avec American Beauty et confirmé avec Les Noces rebelles et le délicieux et méconnu Away we Go. Ses personnages avaient déjà été armés dans le film de gangsters The Road to Perdition et le film de guerre Jarhead.

La grosse claque. Il faut bien le dire, quand on voit Skyfall, qu’on aime bien James Bond (un vieux truc de gosse, sans doute) et qu’on est cinéphile, ce sont tout à coup les deux qui sont soudain totalement compatibles (la cinéphilie et bien aimer le personnage).

Doué pour l’action. On disait Sam Mendes engagé pour donner de l’épaisseur psychologique à 007 et c’est réussi. Mais il se tire aussi admirablement des scènes d’action qui sont dotées d’une belle viscéralité. Toute la dernière partie est flippante à souhait (oui parce que, une fois n’est pas coutume, il nous arrive même d’avoir peur pour Bond). La scène de poursuite dans le métro londonien est habitée d’un souffle qu’on croirait sorti des De Palma de la grande époque.

Blu-ray de folie. Techniquement, le Blu-ray se devait d’être à la hauteur. Et il l’est, on en prend vraiment plein la vue et l’image à cette texture très cinéma qu’on espérait et qui fait plaisir aux yeux. Côté bonus, ils ne sont pas exceptionnels mais le making of d’une heure couvre agréablement tous les aspects de la fabrication du film.

Le coffret ressort. On vous en avait parlé ici du beau coffret Blu-ray qui avait un emplacement vide pour Skyfall. Ce coffret ressort avec cette fois Skyfall dedans. Et les Bond inédits à l’unité en Blu-ray sont enfin disponibles.

Skyfall de Sam Mendes. DVD et Blu-ray. MGM/Fox

  • SkyFall Nouvelle Bande Annonce VOST (James Bond - 2012)

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