En 1921, une spécialiste des démasquages d’impostures spiritistes (ça ne se dit sans doute pas mais bon…) se rend dans un pensionnat enquêter sur la mort d’un enfant et celle, plus ancienne, d’un autre qui hanterait les lieux et les photos.
Histoire classique, forme classique, mais… A priori, ça paraît assez classique comme histoire. La réalisation elle-même l’est assez (classique). Mais dans le meilleur sens du terme, avec un vrai souci de nous conter une histoire et d’ainsi planter une atmosphère, un décor dans lesquels s’immerger.
Ne cherche pas à faire peur mais du coup… The Awakening (en VO), ne joue a priori pas la carte du film d’horreur mais réserve quelques belles frayeurs d’autant plus efficaces qu’elles sont très bien amenées par cette narration classique.
Révélation intelligemment placée. On n’attend pas la dernière minute pour nous dire de quoi il retourne vraiment, ce qui permet de ne pas faire reposer tout le film dessus qui dure encore une vingtaine de minutes après que l’on ait compris de quoi il s’agit.
Un petit côté Il Orfanato. Dans la manière de conjuguer frayeurs et émotions ainsi que dans la thématique, on pense parfois au très beau L’Orphelinat.
Un illustre inconnu. C’est le premier film de cinéma pour ce réalisateur de télévision britannique. Son nom (il mérite vraiment qu’on le cite) : Nick Murphy. Citons aussi la toujours formidable Rebecca Hall, vue entre autres dans Vicky Cristina Barcelona, The Town et Please Give qui tient enfin un film sur ses épaules.
Enfin un bon film pour McNulty. C’est aussi l’occasion de voir enfin Dominic West, le McNulty de The Wire/Sur écoute dans un bon film.
Une vraie réussite. Si ce qui précède n’était pas suffisamment clair, La Maison des ombres est donc une vraie belle réussite qui, malgré l’absence de bonus, mérite grandement le détour.
La Maison des ombres/The Awakening de Nick Murphy. DVD et Blu-ray. Images et Visions






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