Mais son excès d’assertivité lui a joué quelques tours dans l’achèvement des phrases. Le Caprice de Kissine est apparu plus confus que ce que venait de faireŠpaček. Dans la sonate d’Ysaÿe, Jinjoo Cho s’est montrée plus insistante que passionnée : elle attaque par le dessus, même si elle fait encore preuve d’une stabilité à toute épreuve. Son récital est devenu problématique dans la Fantaisie sur des thèmes de Carmen que l’on doit à Franz Waxman. C’est le genre de numéro très extérieur, où il y a moyen de rouler des mécaniques à condition de le faire sans bavures (ainsi que l’avait réussi un Leonid Kogan). Tel n’a pas été le cas. Et la doucereuse Romance d’Amy Beach avec laquelle Jinjoo Cho a terminé sa prestation nous est apparue, tout au plus, comme un peu de baume réparateur.
JINJOO CHO : EN DEMONSTRATION (RECITAL - LUNDI 7 MAI 2012)
08 mai 2012, 11:21
| Philippe Dewolf
Jinjoo Cho (Corée, 1988) nous avait fait forte impression lors des premières épreuves. Avec l’Introduction et Rondo Capricioso de Camille Saint-Saens qu’elle a joué en ouverture de son récital de demi-finale, il y avait de quoi penser qu’elle allait tenir les choses d’une main de fer.
