Bruxelles, église du Béguinage : des migrants organisent une grève de la faim pour obtenir des papiers. Ces hommes et ces femmes au statut parfois très différent et issus de diverses nationalités vont cohabiter dans ce lieu de culte où se mêleront la solidarité, l’attente, le désespoir… Au terme de cette grève de la faim, certains occupants obtiendront des papiers. D’autres seront expulsés du territoire... Mais un homme est mort. Cette disparition est la source du film de Mary Jimenez qui part ensuite en Tunisie, à la frontière libyenne, dans le camp de Choucha. Là, des réfugies lui racontent l’horreur de la traversée du Sahara vers le Nord. La guerre civile en Libye a provoqué l’exode d’environ un million de personnes vers la Tunisie : 660.000 Libyens et plus de 220.000 ressortissants d’autres pays. Elle revient ensuite en Belgique, à Liège, dans un centre pour réfugiés : un homme raconte sa traversée de la méditerranée sur une chambre à air. Trois moments d’une guerre pour survivre.
Au travers de son documentaire, Mary Jimenez pose un regard personnel sur la notion de migration(s) au travers de ces trois histoires. Un triptyque qui amène le spectateur à s’interroger sur les causes de l’exil et à passer du cas particulier à l’universel. Au-delà de l’envie d’interpeller ou de bousculer les consciences, Mary Jimenez propose avant tout un récit humain, un film-hommage aux " héros sans visage ", des hommes et des femmes sans droits et sans toits qui tentent de se construire un avenir.
Mary Jimenez vient ici renforcer une riche filmographie. Elle a écrit des scénarios pour une quinzaine de films, réalisé une vingtaine de films de fiction et de documentaires dont " La position du lion couché " ou " Le dictionnaire selon Marcus ". Son documentaire, " Héros sans visage " figurait parmi les films sélectionnés au dernier festival documentaire Visions du Réel de Nyon en avril dernier
Production : Dérives / RTBF




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