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Sécurité un an après, où en est-on ?

PAR DELA LES ONDES | lundi 13 mars 2017 à 11h33

  • "Parfois si je prends le métro, je regarde les gens, je me dis "Tiens, est-ce que si ça pétait maintenant, je serais bien mis pour survivre, est-ce que c'est mieux d'être au début, au milieu, à la fin ?"

    Qu'est-ce qui a changé depuis un an ? Dans notre vie quotidienne en particulier, et pas seulement à l'aéroport national ou sur le réseau de la STIB.
    Certains ont modifié leurs habitudes. Et dans toute une série d'entreprises, dans les hôpitaux, dans les lieux ouverts au public, les pratiques ont changé.
    Le secteur du gardiennage privé aussi a évolué.

     

    Un reportage d’Hélène Maquet et Jérémie Bocquet pour Transversales.

    Dans les mois qui ont suivi les attentats, le nombre de cyclistes à Bruxelles a augmenté de 30%. Certains ont en effet changé leurs habitudes de déplacement pour éviter les transports publics. Depuis, la fréquentation des transports publics est revenue à la normale, mais sans atteindre la hausse qui était normalement attendue par la STIB.

     

    La STIB étudie comment éviter une sécurité anxiogène.

    La STIB étudie comment éviter une sécurité anxiogène. - © Tous droits réservés

    Le défi est de sécuriser sans devenir anxiogène ou parano.

    Alors comment sécuriser autrement, les lieux publics, les manifestations, les concerts, mais aussi les écoles, les entreprises, les administrations, les grandes institutions, là où nous travaillons ?

    Des barrières, des caméras, présenter son badge ou sa carte d'identité, il faut s'adapter à toutes ces mesures de sécurité parfois contraignantes. "Plus le temps passe, et plus ça nous ennuie, stop quoi..."

    La STIB étudie une autre façon de concevoir des nouvelles stations, en facilitant les ouvertures, en aérant les espaces.

     

    Sécurité, où en est-on ?

    Sécurité, où en est-on ? - © Tous droits réservés

    Parmi les nouvelles icônes de la sécurité, les vigiles, les services de gardiennage.

    En un an, leur image a changé et fait davantage partie du quotidien des gens. Les gens n'opposent plus de résistance pour ouvrir leur sac, par exemple.

    "Nous sommes convaincus que notre métier est un élément crucial dans la chaîne complète de sécurité", déclare Danny Vandormael, président de l'Association professionnelle des Services de Gardiennage.

     

    Le gouvernement réécrit la loi qui encadre le secteur du gardiennage, rédigée en 1990 dans un contexte de méfiance et de contrôle. Elle ira maintenant vers un renforcement de la collaboration avec les forces de l'ordre, dans la confiance et via la mise à disposition de moyens et de compétences.

    La privatisation de la sécurité était en cours depuis une dizaine d'années mais les attentats ont accéléré le phénomène. En un an, le secteur du gardiennage privé a augmenté de 10%.

     

    La police offre une protection à tous, contrairement aux entreprises commerciales

    La police offre une protection à tous, contrairement aux entreprises commerciales - © Tous droits réservés

    Avec quel risque ?

    Manuel Lambert, juriste à la Ligue des Droits de l'Homme, explique.

    "La question se pose de savoir ce qu'on veut comme choix de société. La police, l'armée, la justice sont des services qui sont des émanations de l'Etat, avec comme objectif l'intérêt général. Les entreprises de gardiennage sont des entreprises commerciales, dont l'objectif est de prospérer. On a deux logiques fondamentalement différentes puisqu'un service public doit assurer la protection de tous, même si ça ne rapporte pas.

    En outre, les services publics sont fortement encadrés, il y a une formation des policiers, un code de déontologie, une loi sur la fonction de police, qui entraînent une garantie fondamentale pour le citoyen."

     

     

    Ecoutez le reportage complet

    Sécurité, un an après

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