Aller directement au contenu principal

Le CETA s'invite dans la campagne présidentielle française

MATIN PREMIERE | vendredi 17 février 2017 à 8h06

  • Cette semaine, le vote au parlement européen sur le CETA, le traité commercial entre le Canada et l'Europe, est aussi devenu un enjeu politique de la présidentielle française, d'autant plus que dans cette présidentielle, 3 candidats déclarés sont aussi députés européens : Jean-Luc Mélenchon, du Front de gauche, Yannick Jadot, candidat écologiste, et Marine Le Pen du Front national.

    Autant dire que l'hémicycle du parlement européen s'est transformé à certains moments en tribune pour l'élection présidentielle française.  Tous les 3 sont contre ce traité, avec cependant des arguments différents. 

    Yannick Jadot estime que le CETA place l'environnement en dessous des droits commerciaux. Il appelle à une régulation publique de la mondialisation, faute de quoi dit-il, on ouvre la porte à l'extrême droite. 

    Marine Le Pen a elle axé son argumentation sur la perte de souveraineté liée à ce traité, avec l'instauration de tribunaux arbitraux privés pour trancher les litiges.

    Quand à Jean-Luc Mélenchon, il dénonce la mort programmée de l'agriculture française, avec la quasi-suppression des droits de douanes, qui ouvre la porte aux importations de viande canadienne. La vidéo de son intervention au parlement européen a été vue plus de 500 000 fois sur facebook. Jean-Luc Mélenchon ne s'est d'ailleurs pas privé de tacler un rival à la présidentielle, le socialiste Benoît Hamon, dont le parti est divisé sur le sujet.

    Quelles sont les positions des autres candidats ?

    Benoît Hamon est contre le CETA, mais une partie du PS, notamment les anciens partisans de Manuel Valls, eux sont pour ; alors le candidat socialiste se fait relativement discret pour ne pas accentuer les divisions.

    Autre candidat très pudique sur le sujet, on le dira comme cela, François Fillon. La question du CETA ne figure même pas dans son programme. Lors d'une interview, il avait seulement indiqué que le traité était un bon accord si les règles du jeu étaient identiques et acceptées par tous. Difficile d'en dire moins. Le candidat de la droite semble partagé entre ses deux héritages : le libéralisme économique et le gaullisme, plus volontiers souverainiste.

     En réalité, il n'y a qu'un seul candidat qui soit ouvertement favorable au CETA, c'est Emmanuel Macron. Partisan du libre-échange, le candidat placé a la deuxième place dans les sondages, estime, je cite, que le texte est équilibré, qu’il permet de renforcer nos liens avec le Canada.

     Voilà pour ce tour d’horizon : une majorité de postulants à la présidentielle française hostile au texte. Ce qui n’est pas anodin ; puisque c’est la prochaine majorité, élue après la présidentielle, qui devra ensuite ratifier ou non le traité au parlement français.

    Les Coulisses des pouvoirs

    Cette semaine, le vote au parlement européen sur le CETA, le traité commercial entre le Canada et l'Europe, est aussi devenu un enjeu politique de la présidentielle française.

    Voir

    Faire un commentaire

    • Merci de respecter la charte des commentaires,
      sans quoi, nous nous réservons le droit de supprimer votre réaction.
    • Les commentaires sont fermés après quatre jours.
    1000 caractères max
    Veuillez remplir le champ "Code de sécurité" en respectant les majuscules, minuscules ou les espaces.
  • Le CETA s'invite dans la campagne présidentielle française
    Image précédente

    Le CETA s'invite dans la campagne présidentielle française

    Tous droits réservés
    Image suivante
    • Le CETA s'invite dans la campagne présidentielle française

      Le CETA s'invite dans la campagne présidentielle française

  • Les Coulisses des pouvoirs Cette semaine, le vote au parlement européen sur le CETA, le traité commercial entre le Canada et l'Europe, est aussi devenu un enjeu politique de la présidentielle française.

Réécoutez nos émissions

Tous les podcasts