Dossier réalisé en compagnie de Frédéric Gersdorf (Rédaction TV), Pascal Claude (Rédaction Radio) et Himad Messoudi (Rédaction Web)
Serait-ce la nouvelle terreur des maisons d’éditions et des libraires? Le lecteur Kindle arrive en Belgique. Commercialisé par Amazon, il permet de lire plus de 1500 ouvrages sur un support informatique. Le tout sous fond de guerre commerciale entre géants du web…
La taille d’un crayon, le poids d’un magazine, le prix d’une bonne dizaine de livres, 250 euros. Avec son écran noir et blanc, cet ordinateur est, en fait, une liseuse moderne. A la la plage, dans le bus, au café, au bureau, vous emportez votre bibliothèque virtuelle. Deux bémols: le prix à l’achat et le nombre, assez faible, d’ouvrage dans la langue de Molière.
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Le livre électronique arrive donc en Europe, il en existe déjà plusieurs modèles. Petit ou grand format, ils ne font pas encore de l’ombre à leurs collègues de papiers. Et les libraires n’hésiteront pas à le vendre comme l’explique Alexis Chaperon, administrateur de la librairie bruxelloise « Filigranes »: « C’est notre rôle en tant que libraire de les vendre. On ne pense pas que cela va tuer le papier.
La presse écrite y sera
Plus alarmiste, les éditeurs estiment qu’en 2018, le livre numérique aura dépassé le livre traditionnel. Autre contenu disponible sur ces plate-formes, la version papier des journaux. Deux quotidiens français, Les Echos et Le Monde, sont déjà disponibles par abonnement. A la rédaction du journal Le Soir, ce nouveau mode de diffusion payant est également bien accueilli. Pour Philippe Laloux, patron des nouveaux médias du journal de la rue Royale, la multiplicité des supports correspond à des moments de lecture différents: « On pourrait très bien passer du mobile, au site web, à un livre électronique, à un autre moment à la version papier. Tout cela va se combiner.
Apple et Google dans la course
C’est une nouvelle guerre commerciale qui a démarré. Amazon arrive donc avec Kindle, Google scanne depuis des années des millions de livres et va lancer en 2010 « Google Edition », une librairie online payante où l’internaute pourra lire des livres sur les supports informatiques et mobiles les plus répandus (PC, Mac, téléphones portable, etc.) Pour le moment, Google Edition possède 2 millions d’ouvrages. De son côté, Apple devrait lancer, selon des rumeurs persistantes sur la toile, une tablette électronique appelée iTablet par la fans de la société à la pomme. Grande nouveauté, toujours selon les rumeurs, par rapport au Kindle et à ses concurrents: la couleur, le support de la vidéo. Mais la firme de Cupertino bétonne sa communication et n’annoncera rien avant la prochaine « keynote » prévue début 2010.
Une première conclusion s’impose: l’industrie musicale a manqué le passage au numérique. Celle du livre tente de ne pas faire la même erreur. Même si le Kindle et co. ne remplaceront jamais le plaisir de tourner les pages d’un bon bouquin au fond de son lit.
Un point de vue que Benoit Marchal, un Belge qui s’est laissé tenter par le Kindle et qui a la chance de l’utiliser depuis 24H, ne partagera peut-être pas indéfiniment…
Liens à creuser. N’hésitez pas à en soumettre d’autres via les commentaires:
Le livre au bord de sa métamorphose (Le Temps.ch)
Les limites du Kindle d’Amazon (Le Figaro)
Spécial sécurité : Kindle, faux procès, vrais problèmes (LeMagIT)
The LA Times has 2,300 Kindle subscribers, which means $97,200 a year in revenue



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Alors … Kindlera ou Kindlera pas ? http://bit.ly/4aQdNb #Kindle #Amazon
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Alors … Kindlera ou Kindlera pas ? http://bit.ly/yhFAl
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Ca peut être pratique pour la presse : télécharger son ou ses journeaux à lire n’importe ou et archiver c’est plutôt intéressant…mais les journaux (français) ne semblent pas trop s’y intéresser
Kindlera ou Kindlera pas ? Le point de vue de la RTB et la vidéo de mon ami Benoit (@declencheur) http://bit.ly/3wpgnb
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[from damien_vanachter] Alors … Kindlera ou Kindlera pas ? @rtbflabs: Serait-ce la nouvelle terreur des maisons.. http://bit.ly/PO1R9
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Alors … Kindlera ou Kindlera pas ? @rtbflabs http://bit.ly/4aQdNb
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Bonjour Damien
Merci pour ce post. Ce que je souhaitais réellement exprimer aux caméras de la RTBF (et le lendemain en radio) c’est que le Kindle n’est pas le Web. Et inversement. C’est un peu idiot de le rappeler, mais ce n’est pas parce que l’on lit sur un écran qu’il s’agit d’Internet. Il me semble que pas mal de personnes tombent dans le piège. Et le fait que l’on interroge « le patron des nouveaux médias de la rue Royale », comme tu le dis gentiment, est, je trouve, assez révélateur.
On ne parle pas, ici, d’information en continu, d’hypertexte, de partage d’informations… Le Kindle, et le livre électronique en général, s’inscrit dans une logique « papier », tant sur le fond (hyperchoix versus hypertexte, construction narrative linéaire flux…) que sur la forme (mise en page…). Il offre une nouvelle vie au support papier, en en conservant les principaux avantages et en lui offrant de nouveaux atouts (flexibilité, mobilité…).
A ce stade, les carrefours, les noeuds d’info entre les deux supports sont encore trop limités. Le Kindle, par exemple, n’offre pas (encore) la possibilité de « cliquer » sur un mot ou une photo dans un article « papier », pour accéder à des sources complémentaires, des galeries photos, une vidéo, un forum, un direct commenté… Seule cette convergence-là permettrait, selon moi, de provoquer une véritable révolution du support papier (et des journalistes qui l’alimentent). Mais, question: faut-il un livre un électronique de type Kindle pour y arriver? Une interface mobile, genre smartphone ou iPhone, ne ferait-elle pas mieux l’affaire? Ou bêtement, un simple laptop et une connexion wifi?
Autre question: quid de la gratuité. S’il est admis, jusqu’à présent, que l’info en continu sur les sites de presse est gratuite, il n’en est pas de même pour les contenus « papier », fussent-ils diffusés sur un écran, d’ordinateur, de mobile ou de Kindle. L’accès payant va immanquablement se poser. Et à quel prix?
Hello Philippe et merci beaucoup pour ce complément d’info particulièrement éclairant.
En ce qui me concerne, j’ai presque l’impression que le Kindle arrive avec 10 ans de retard…. Il aurait été parfait qu’il soit mis sur le marché au moment où les éditeurs de presse papier se sont dit « il faut que nous soyons présent sur le terrain numérique, faisons donc des copier-coller de nos articles papier et voyons voir le return sur nos ventes ».
Le problème, c’est que le Kindle n’était pas là et qu’ils ont donc copy-pasté sur internet qui, comme tu le dis très bien, est un support à part entière, avec ses codes, ses usages, sa profondeur d’action et son interactivité … avec les conséquences que l’on connaît.
N’étant pas un grand lecteur de bouquin, je pense que cette activité « passive » correspond mal au support numérique. C’est trop cheap comme expérience utilisateur quand on a l’habitude de consommer du multimédia …
Quand à la gratuité, la question se pose avec d’autant plus d’acuité que, comme tu le soulignes, le contenu « riche » (vs copy-paste) sur le web est d’ores et déjà gratuit. J’imagine dès lors très mal de payer pour une « simple » version numérique d’un article papier ….
On est bien d’accord