Il s'agit de subventions non remboursées à la Région wallonne et de faits de corruption, active pour Robert Wagner, et passive pour Bernard Wang.
Les parties civiles sont intervenues jeudi après-midi, pour estimer que les faits de non-remboursement de subvention étaient bien établis. Selon l'avocat de la Région wallonne, il y aurait bien eu une forme de montage financier, visant à obtenir des subventions à la création d'emplois, avant de réduire ou de faire glisser ces emplois à la faveur d'une absorption de Charleroi Découpe par Charleroi Construction, vers une nouvelle société. Selon la partie civile Fabricom, la société qui a depuis racheté cette société et à qui le remboursement de la subvention pourrait être réclamé, ces faits sont également bien établis.
Intervenant pour le parquet, le substitut Laurent Schretter a lui aussi estimé que les préventions étaient bien établies. Selon lui, un montage financier préalable financier a bien eu lieu, afin de créer Charleroi Découpe et d'obtenir une subvention de création d'emplois, alors que le prévenu avait déjà imaginé de faire glisser ces emplois vers d'autres sociétés de la constellation qu'il gérait. Il ne s'agissait donc pas de véritable création d'emplois justifiant cette subvention.
De même, aux yeux du parquet, la prévention de corruption a bien existé. Il s'agissait, pour Robert Wagner, de bénéficier d'appuis qui lui permettaient de ne pas rembourser des subventions indûment perçues. Enfin, des liens privilégiés ont bien existé entre les deux prévenus. Le paquet a finalement requis une peine de deux ans de prison avec sursis.
La défense de Robert Wagner et de Bernard Wang interviendra lors de la prochaine audience, mercredi prochain.