Pour les autorités sanitaires, on ne sait toutefois pas si le virus qui a muté a été transmis dans la population. Les spécialistes pensent que la mutation aurait pu se produire à l'intérieur même des organismes infectés.
Si cette mutation est confirmée, ce serait toutefois un tournant dans l'évolution dans l'épidémie. Il pourrait s'agir d'une mutation rendant le virus capable de s'introduire plus profondément dans le système respiratoire des malades. La gravité de la maladie pourrait en être augmentée.
D'après les autorités norvégiennes, deux personnes seraient décédées, porteuses de cette forme mutante, tandis qu'une troisième serait très grièvement atteinte. La Norvège a informé l'Organisation mondiale de la santé (OMS)
L'organisation estime toutefois que la "signification de cette mutation" est encore difficile à évaluer en raison du manque d'information et souligne qu'en général les mutations du virus de la grippe "ne modifient pas d'importantes caractéristiques du virus ou de la maladie qu'il provoque".
Pour l'instant, il n'y a pas de preuve indiquant que cette mutation se soit traduite par une augmentation inhabituelle du nombre de malades ou par un plus grand nombre de malades graves ou de cas mortels, selon l'OMS.
D'après l'organisation, la grippe A(H1N1) aurait tué jusqu'ici plus de 6700 personnes à travers le monde, dont la majeure partie sur le continent américain.
T.N.