Les adeptes d'eBay ne devraient pas être dépaysés en surfant sur Kidonaki. Le principe est le même à la différence que l'on renonce aux éventuels bénéfices en faveur d'une oeuvre caritative.
Concrètement, il vous suffit de mettre en vente l'objet dont vous avez décidé de vous séparer en choisissant un projet que vous avez envie de soutenir. Par exemple la création d'une petite centrale de biogaz au Congo, les oeuvres de Soeur Emmanuelle au Caire ou encore des contes pour enfants dans les hôpitaux belges.
L'enchère clôturée, l'acheteur devra verser l'argent sur le compte en banque de l'association dont le projet est soutenu par le vendeur. Une fois le montant réceptionné, un mail sera envoyé aux deux parties (le vendeur et l'acheteur) qui pourront alors procéder à l'échange. Il est également possible à l'acheteur d'apporter au vendeur une preuve de paiement pour pouvoir obtenir le bien.
Son fonctionnement
"Il n'y a pas de commission sur les transactions", nous affirme-t-on du côté de Kidonaki. Odile Bury, l'une des trois personnes à l'origine du site, nous explique que les associations paient une cotisation annuelle qui dépend du nombre de travailleurs. "Cela varie entre 100 et 1 000 euros", nous-dit-elle.
Quatre sponsors, actuellement, aident également à la survie du site, derrière lequel on retrouve deux sociétés spécialisées dans la promotion et la gestion de sites web. "Nous avions une demande des associations pour un outil de récolte de dons", nous raconte Odile Bury. Au-delà de la plate-forme, Kidonaki se veut aussi un portail d'informations dédié aux différents projets des associations.
Les initiateurs du projet espèrent sensibiliser les jeunes, "un nouveau public qui n'est pas habitué à donner de l'argent". Autrement dit, Kidonaki propose une nouvelle manière de donner.
(C. Biourge)