L'organisateur d'évènements sportifs Michaël Mronz partage la vie du ministre allemand des affaires étrangères Guido Westerwelle depuis de longues années. Il savait que trouver sa place serait un défi.
Il a pourtant décidé d'accompagner son compagnon, leader des libéraux allemands du FDP mais surtout ministre et vice-chancelier, en voyage officiel. D'abord au Japon en janvier puis en Amérique latine dans une tournée qui s'est achevée samedi.
Et il n'entend pas baisser les bras malgré les attaques virulentes de l'oppostion ou la gêne manifeste de certains conservateurs au sein de la coalition dirigée par Angela Merkel.
Et tous les coups sont permis : sa présence visible lui a valu d'être accusé de profiter des déplacements officiels pour prospecter à des fins professionnelles, notamment quand Guido Westerwelle a rencontré les organisateurs de la coupe du monde de football de 2014 au Brésil. Mronz a assuré que pas un seul des entretiens qu'il a mené en Amérique latine ne tournait autour de son métier.
Mais Michaël Mronz refuse de se voir comme un pionnier, en tant que conjoint d'un homme d'Etat de premier plan. Et de conclure en déclarant que l'on ne se définit pas en fonction de son homosexualité.
Africa Gordillo