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L'interdiction du port du voile en France a apaisé les tensions

14.09.09 - 15:30

Pour Malek Chebel, anthropologue des religions et spécialiste de l'Islam, interdire tous signes religieux ostensibles dans les écoles publiques est un bonne solution. Quant aux écoles musulmanes, ils les considèrent comme des "écoles d'appoint".

Malek Chebel, auteur d'une nouvelle traduction du Coran (publiée aux Editions Fayard), était l'invité, ce lundi, du journal de 13h  sur la Première. D'origine algérienne, il vit en France depuis plusieurs années. Chez nos voisins français, le port du voile à l'école est interdit depuis 2004.

Pour l'anthropologue, si "les moyens n'étaient pas excellents, globalement tout le monde est satisfait". Cela a permis d'apaiser les tensions sociales et a remis l'école au centre des enjeux sociétaux.

Une radicalisation minime

Lorsqu'on parle d'une pareille interdiction en Belgique, on évoque souvent un risque de radicalisation.

En France, la radicalisation a été "assez minime", estime Malek Chebel et "les effets néfastes sont réduits". Et selon lui, cette radicalisation n'est pas due directement à l'interdiction du port du voile dans les écoles mais aux mouvements fondamentalistes qui continue à s'activer de l'extérieur.

Les écoles musulmanes

Il y a six écoles musulmanes en France, "ce n'est pas beaucoup", affirme Malek Chebel. Ces écoles "n'ont pas les structures pédagogiques pour dispenser un enseignement général et de qualité. On est loin des écoles juives", explique-t-il.

De toute façon, pour cet spécialiste de l'islam, les écoles musulmanes ne sont pas un modèle d'intégration. Et de parler d'"écoles d'appoint" qui "peuvent compléter l'enseignement général français mais ne peuvent pas s'y substituer".
(C. Biourge)

Crédit photo : Archive Belga
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