Où va s'arrêter la chute des actions des banques à la Bourse de Bruxelles? Jeudi Dexia a dévissé de plus de 6 %. Depuis des mois le comportement des titres bancaires inquiète les nombreux petits porteurs.
Nombreux sont en effet les Belges qui possèdent des actions Fortis, Dexia ou KBC. Presque par tradition, ces titres ont, de longue date, été considérés comme sécurisants ; on disait "bon père de famille". Que dire aujourd'hui face à ces chiffres? En un an, KBC a perdu 24 %, Dexia 50 % et Fortis 58 %, bien au-delà de la baisse moyenne des marchés.
Il y a d'abord une explication générale. La crise financière américaine a considérablement affaibli le secteur bancaire dont la rentabilité est menacée. La baisse de KBC se justifie presque exclusivement par ce contexte général.
Et puis il y a les cas particuliers. Pour Dexia, c'est la présence aux Etats-Unis via une filiale spécialisée dans le rehaussement de crédit, un métier complexe très exposé à la crise des « subprimes ». Mais FSA, c'est le nom de la filiale, a bien résisté jusqu'ici.
Pour Fortis, la crainte c'est la difficulté de trouver la totalité du financement pour le rachat d'ABN-Amro dans un marché où les liquidités sont rares.
A la Banque Nationale, on répète que nos banques sont solides et surveillées de près. Mais les marchés sont tellement à cran que la moindre rumeur se transforme en glissade boursière.