Le Fonds détermine chaque année en avril les montants qu'il peut consacrer à chacun des instruments (mandats, fonctionnement, projets, équipements, etc) qui financent une large part de la recherche fondamentale en Fédération Wallonie-Bruxelles.
"Cette année, la situation s'est vue compliquée par deux décisions récentes du gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles", a indiqué lundi le FNRS dans un communiqué, après avoir tenu vendredi un "conseil d'administration de crise".
La création d'un Fonds distinct en sciences humaines et sociales, que réclamait le FNRS, s'est opérée par transfert interne de financement, réduisant ainsi le volume des instruments "traditionnels". L'apport du Fonds de la recherche de la Région wallonne n'a pas compensé ce transfert, "et plus de 5,2 millions d'euros restent à trouver".
En outre, en prévision d'une croissance inférieure à 0,1 %, le gouvernement a constitué une réserve en réduisant de 3,8 % les crédits facultatifs. Conjugués à une indexation salariale insuffisamment compensée par les subventions, tous ces éléments ont contraint le FNRS à réduire de 12 millions d'euros le financement de ses appels à crédits, projets et mandats en 2012.
Pour éviter de scléroser la recherche, le FNRS a renoncé à ne pas octroyer de nouveaux mandats de chercheurs, mais il a reporté de 6 mois la libération des montants 2012 pour les projets.
Les volumes de financement des autres instruments sont réduits, et une petite trentaine de mandats en moins seront acceptés en 2012.
"La recherche fondamentale constitue en temps de crise un élément de relance indispensable sur le long terme", plaide pourtant le FNRS.
Belga




![[x]](http://www.static.rtbf.be/rtbf/www/images/common/old_browser/close.png)










Faire un commentaire
sans quoi, nous nous réservons le droit de supprimer votre réaction.