Selon le tribunal, Hema ne disposait à l'époque d'aucune politique claire en matière de neutralité sur le lieu de travail et dès lors aucune raison valable non plus de licencier l'employée sur base de sa conviction religieuse.
Un jugement qui satisfait Me Steven Renette, l'avocat de la plaignante. "Ma cliente avait pu travailler sans aucun problème avec son foulard pendant deux mois, mais après des plaintes de clients, ce n'était soudainement plus autorisé. Cela n'avait rien à voir avec une quelconque politique de neutralité car Hema n'en avait pas", réagit-il.
Randstad, l'agence d'intérim, était également citée dans cette affaire mais le tribunal l'a acquittée.
Selon le jugement du tribunal du travail, Hema ne disposait à l'époque d'aucune politique claire en matière de neutralité sur le lieu de travail. La chaîne de magasins n'avait dès lors aucune raison valable de licencier l'employée sur base de ses convictions religieuses.
Maître Bart Vanschoebeke, avocat de Hema, n'est cependant pas d'accord avec le raisonnement du tribunal. "Selon nous, Hema avait déjà une politique de neutralité stricte. Le port du foulard est autorisé dans les filiales hollandaises, mais pas en Belgique. Nous allons maintenant réfléchir à l'opportunité d'interjeter appel."
Hema a entre-temps élaboré un code de conduite clair en matière de neutralité. D'éventuelles futures plaintes auront donc désormais peu de chance d'aboutir, selon le tribunal.
Belga




![[x]](http://www.static.rtbf.be/rtbf/www/images/common/old_browser/close.png)









