Pénurie de crèches, coût astronomique de certaines places d'accueil. Noémie est maman, elle a bien connu cette galère.
Elias a 2 ans et demi. Il fréquente une crèche 4 jours par semaine mais avant de trouver cette crèche, sa maman, Noémie, avait dû arrêter de travailler 5 mois pour le garder: "Il faut s'arranger parce qu'il n'y a de la place nulle part, parce que les crèches communales sont pleines et c'est un casse-tête quoi!"
Pourtant les parents d'Elias s'y étaient pris à temps: "A 3 mois de grossesse, c'est-à-dire, il faut trouver une crèche, on n'est pas du tout là-dedans, quoi et à peine trouvée une crèche, on a dû trouver une école maternelle."
Le manque d'écoles à Bruxelles, le manque de crèches en général, l'accueil d'enfants pose un vrai problème sans parler du coût des places d'accueil: "Une place d'accueil privée, ça peut monter à des montants astronomiques".
Jusqu'à 800 euros par mois pour une crèche privée, comme l'explique Denis Lambert, directeur général de la Ligue des familles: "Il faut que la société accompagne les parents, il y a de plus en plus de pressions sur nos conditions de travail, les horaires atypiques de parents qui ont besoin d'un accueil avant 8 heures du matin, après 18 heures, qu'est-ce qu'on fait quand le train est en retard et la crèche qui ferme, c'est un élément de difficultés d'être parent aujourd'hui, qui est important."
Pour la Ligue des familles, il est grand temps que les pouvoirs publics investissent vite et plus dans l'accueil de l'enfance et fasse preuve d'imagination pour faire face notamment au boom démographique que subit Bruxelles.
Anne Lombaerde et Odile Leherte




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