Sybille de Sélys, mère de Delphine Boël, veut intervenir au procès

Sybille de Selys-Longchamps, mère de Delphine Boël, veut intervenir au procès
Sybille de Selys-Longchamps, mère de Delphine Boël, veut intervenir au procès - © Tous droits réservés
Belga News

Sybille de Sélys Longchamps veut être partie prenante au procès intenté par sa fille Delphine Boël pour obtenir la confirmation que le roi Albert II est bien son père biologique. Le tribunal a fixé ce mardi matin le calendrier, la prochaine audience aura lieu le 3 septembre 2013. L'audience de ce mardi n'était qu'une simple séance d'introduction, ont précisé les avocats des deux parties.

La première audience dans le cadre de cette affaire a eu lieu ce mardi matin à huis clos devant le tribunal de première instance de Bruxelles. La prochaine audience se tiendra le 3 septembre.

Les avocats doivent désormais échanger des propositions de dates pour les prochaines audiences. Le 3 septembre, après les vacances judiciaires, le tribunal de première instance se réunira à nouveau afin de fixer le calendrier, en cas d'accord entre les parties. Les avocats devront alors se revoir afin de déposer leurs conclusions.

Aucun avocat n'a souhaité faire de commentaires sur l'état d'esprit de ses clients. "Ils sont soumis au code civil, ils sont attaqués et ils se défendent", a cependant glissé Alain Berenboom, conseil du roi Albert, du prince Philippe et de la princesse Astrid, cités à comparaître par Delphine Boël. "Nous avons développé les bons arguments."

Alain Berenboom a également précisé qu'il était déjà intervenu, au nom du Palais, pour aider Delphine Boël dans sa vie professionnelle. "Il y a quelques mois, je suis entré en contact avec une entreprise qui ne voulait pas collaborer avec elle en raison de ses relations délicates avec le Palais", a-t-il précisé. "Je suis donc un peu surpris qu'elle fasse état de discrimination dans son assignation."

La baronne est sortie de son silence pour la deuxième fois en quelques jours, afin de soutenir sa fille dans ses démarches. "Mais la mère de Delphine devra d'abord prouver qu'elle a une raison d'être 'partie intervenante' au procès. Si c'est le cas, le juge pourra prendre en compte ses réclamations", explique un président de tribunal, peut-on lire mardi dans Sudpresse, Het Nieuwsblad et De Standaard.

Que contient le dossier de Delphine Boël? Va-t-elle mettre sur la table d'autres éléments qu'une simple demande d'expertise ADN?
La baronne Sybille de Sélys Longchamps évoque par exemple l'existence d'une correspondance dans laquelle le prince Albert à l'époque parlait de sa fille et disait combien il l'aimait.
 
Première étape: mettre à néant la paternité de Jacques Boël
 
Delphine Boël sort ses griffes et donc peut-être aussi des armes secrètes. Il faut dire que ses chances d'aboutir sont extrêmement maigres. La personne du Roi est inviolable selon l'article 88 de la Constitution. Autrement dit, tant qu'il n'aura pas abdiqué, il est exclu de le contraindre à pratiquer un quelconque test ADN.
 
Pourtant, cette reconnaissance de paternité Delphine Boël dit en avoir un besoin crucial: elle veut une certitude sur son identité, elle veut mettre fin à ce qu'elle appelle des discriminations que "son" milieu lui fait subir. Le hic c'est que Delphine est déjà légalement la fille de Jacques Boël qui lui aussi est cité à comparaître. Pourquoi? Parce qu'il faudra, en première étape, une mise à néant de cette paternité-là.
 
RTBF avec Belga
 

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