Salon Gamescom à Cologne: les jeux vidéo écrasent les industries de divertissement

Gamescom, le plus gros salon de jeux vidéos d'Europe
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Gamescom, le plus gros salon de jeux vidéos d'Europe - © RTBF

Le plus grand salon des jeux vidéo d'Europe à Cologne a attiré près de 350 000 visiteurs en 4 jours. La Gamescom, un véritable temple du jeux vidéo.

Parmi les 800 participants, 15 entreprises sont belges. Une belle opportunité pour elles de se faire connaitre, sachant que le secteur belge des jeux vidéo est en pleine croissance.

Des chiffres à vous couper le souffle

Les jeux vidéo : un chiffre d'affaires mondial en 2015 qui dépasse les 80 milliards d'euros. Selon les prévisions, on devrait dépasser les 100 milliards d'euros d'ici 3 ans. C'est la première industrie mondiale de divertissement devant le cinéma et la musique.

À l'abri du brouhaha des grandes marques internationales de jeux vidéo, on trouve un stand belge qui regroupe 15 sociétés ou plutôt starts-up : flamandes, wallonnes et bruxelloises. Dans ce secteur, l'Union fait la force. Les sociétés ont décidé de se regrouper afin d'être plus visibles et plus performantes.

Nicolas de Kerchove a créé Apocalypse Hunters, un jeu conçu pour smartphones. Sa petite société de 7 personnes a travaillé pendant 2 ans sur ce jeu vidéo. Un jeu qui ressemble à celui du Pokemon Go, "en mieux", dit-il : "On se rémunère grâce à des micro-paiements qu'il y a à l'intérieur du jeu. Si un joueur n'arrive pas à capturer une carte, il peut alors acheter des petites potions, des petites armes... qui lui permet d'avancer plus rapidement dans le jeu".

Son jeu a coûté 500 000 euros à la réalisation. Le défi, à présent, c'est de se faire une place sur la marché international : "C'est toute l'importance de ces 'game-publishers', ces gens qui ont des dizaines de jeux sur le marché. Il faut les convaincre et c'est eux qui vont proposer les jeux à différents publics susceptibles d'être intéressés. Et puis, le crowfunding est aussi une autre manière de se faire connaître".

Alors que les jeux sur tablettes, smartphones et réseaux sociaux ont détrôné les jeux sur PC, un autre jeune développeur a lui créé son premier jeu... pour ordinateur. Un jeu d'action qui rappelle les vieux jeux dans un décor Farwest. En vente à 15 euros, Andrea Di Stefano et son équipe n'arrivent pas encore à en vivre : "Un jeu comme celui-ci nous revient à environ 250 000 euros. C'est en partie de l'investissement, mais il y aussi des aides des Régions : flamandes, wallonnes, bruxelloises. Nous, on a obtenu une aide de 90 000 euros. On rêve bien sûr de devenir riche, mais bon, il faut surtout être passionné et y croire".

Des écoles performantes en Belgique

La Belgique se situe à la 29ème place sur le marché mondial avec près de 239 millions d'euros de chiffre d'affaires. Chez nous, les écoles sont performantes pour former des futurs developpers.

Devant un PC, nous rencontrons quelques étudiants. Ils viennent de sortir de la Haute Ecole Albert Jacquard à Namur. Ils proposent déjà une démo de leur jeu, même si il est loin d'être terminé. Antoine Dupuis, un étudiant qui vient de sortir de l'école il y a 2 mois, est l'un des concepteurs du jeu : "On cherche ici à obtenir un financement pour pouvoir sortir le jeu. Ici, ce n'est qu'une démo, il y a un vaisseau spatial, on aimerait en avoir des dizaines. On espère au moins vendre le jeu et qu'il soit accessible sur le marché. Après, si on pouvait gagner un peu d'argent dessus, ce serait vraiment génial. Ça nous permettrait de continuer à créer et poursuivre nos projets".

De jeunes flamands ont également étudié quatre années à Hasselt. Ils ont été les premiers dans le monde à proposer un jeu vidéo de drone. Déjà 25 000 personnes ont acheté leur jeu. Leur mise est récupérée. Mieux même, ils réalisent un bénéfice de 200 000 euros.

Ces jeunes sont l'exemple de la réussite dans les jeux vidéo en Belgique. Grâce à la démocratisation du secteur, les belges peuvent aujourd'hui réussir et plus seulement rêver.

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