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Rentrée dans le supérieur, les filles ont le vent en poupe

SOCIETE | lundi 17 septembre 2012 à 7h05

  • Plus de 170 000 garçons et filles se retrouvent ensemble sur les bancs des auditoires mais les filles savent déjà qu’à la fin de l’année, elles auront plus de chance de passer leurs examens avec succès. Ce n’est plus un secret : les filles réussissent mieux.

    En Communauté française, les filles sont plus de 40 %  à réussir en premier baccalauréat, contre 34% chez leurs équivalents masculins. Selon des chercheurs de l’ULg, le genre influencerait autant la réussite à l’université que l’origine sociale.

    Les filles sont championnes toutes catégories. Elles réussissent mieux, quelle  que soit l’année d’étude et quel que soit le domaine.  Et cela, même si on neutralise leurs avantages de départ. Dominique Lafontaine, professeure à l’ULg, vient d’achever une étude sur ce phénomène: "Ce qu’on a fait c'est  essayer d’égaliser le parcours dans le secondaire parce qu'on sait déjà que dans le secondaire les filles réussissent mieux que les garçons et la différence subsiste effectivement."

    On sait que le niveau d’éducation des parents influence la réussite des étudiants. Mais pour les filles, le diplôme de la mère serait déterminant: "Pour les filles il y a dialogue singulier entre mère et fille autour de la question des études et c'est quelque chose de spécifique à nouveau. Dans le domaine des sciences où on souhaiterait davantage de filles le fait que la mère ait fait des études scientifiques elles-memes est un facteur clé."

    C'est donc une carte en plus pour les filles concernées. Mais comment expliquer leurs meilleures performances ? Certains disent qu’elles sont simplement plus dociles: "C'est une explication que je n’aime pas beaucoup. A la fois il y a une part de comportement plus scolaire, plus studieux, mais aussi une volonté de réussir qui fait parfois défaut à des garçons qui ont pourtant tous les atouts dans leurs mains pour réussir."

    Les garçons, eux, sous-performent. Un garçon dont un parent a un diplôme universitaire réussit à peine mieux qu’une fille dont les parents sont très peu diplômés. Par contre, ils se rattrapent après: sur le marché du travail, c’est toujours eux qui dominent.

    6 étudiants sur 10 ratent leur premier baccalauréat

    La première année c'est évidemment le moment où les étudiants doivent apprendre à gérer leur liberté, à doser travail et fête. C'est une des difficultés mais il y en a d'autres.

    Cette rentrée a comme un goût de déjà vu pour Jalila Mouassi. Elle recommence son premier bac en médecine. Elle a raté l'année passée: "J'étais pas motivée au départ pour médecine parce que j'étais pas sûre de mon choix. On n'était pas interrogé de la même manière qu'au secondaire, on savait pas trop à quoi s'attendre."

    La transition entre le secondaire et le supérieur, c'est bien là que serait le problème: il n'y a aucune articulation entre ces deux mondes.

    L'enseignement supérieur ne s'intéresse pas suffisamment au le manque de connaissances du programme de l'enseignement secondaire.

    C'est pour cela qu'au sein de l'académie Louvain, en début d'année, on teste les prérequis des élèves pour leur proposer ensuite les formations adéquates.

    Mais cela ne suffira sans doute pas à renverser la tendance. L'une des grandes causes d'échec c'est aussi, tout simplement, les erreurs d'orientation.

    Daphné Van Ossel

    Derniers commentaires

    • de Veau @Ixel: c'est pour éviter d'avoir à subir des jugements un peu trop hâtifs des gaillards qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez et qui préfèrent remettre en cause les quelques personnes qui ne correspondent pas aux normes établies par un système foireux plutôt que de remettre en cause le-dit système, que j'ai décidé de finir ce que j'avais arrêté en dernière année, et que j'ai obtenu mon diplôme d'ingénieur... Je ne suis ni plus intelligent, ni plus con qu'un autre, par contre, j'ai suffisamment de vécu académique pour avoir un regard critique sur ce qui se passe dans les écoles supérieures... Les études sont accessibles à tous, c'est une nécessité que je ne remet pas en cause... Mais par contre, tout le monde ne devrait pas pouvoir étudier n'importe quoi... C'est pourtant le cas, et c'est bien, pour cette raison, que la médiocrité a aujourd'hui fait sont trou dans les milieux académiques...

      17-09-2012 16:11 | Répondre

    • de natachadd Pas d'examen d'entrée en Ingénieur industriel mais après votre cursus réussi, vous pouvez,via une passerelle, opter pour des études d'ingénieur civil. Et ce, même si vous avez raté votre examen d'entrée en ingénieur civil. Il faudrait des examens d'entrée dans toutes les facultés, manière à avoir le niveau requis pour entreprendre des études universitaires. Un bon technicien, un bon mécanicien, un bon maçon : ils gagnent plus à la fin de mois que certains universitaires qui n'ont fait que glander pendant leurs études .... Un bon mécanicien, un bon plombier, c'est une perle rare : voulez-vous devenir une perle rare ??? il vous faudra aussi vous recycler régulièrement, donc étudier et travailler de vos mains en même temps : bravo à ceux qui décident d'être de vrais professionnels.

      17-09-2012 14:55 | Répondre

    • de thérèse D'autre part, notre enseignement supérieur est accessible à partir de n'importe quel cursus du secondaire, non seulement en termes de filières mais de qualité de réussite. Je prends un cas réel, parmi d'autres que je connais: il fait son 1er degré du secondaire en 3 ans et poursuit avec des orientations de plus en plus faibles. Il a 18 ans et recommence sa 5e. Si tout va bien, il sortira à 20 ans du secondaire après un parcours médiocre et des bases fort légères. Pourtant, il se voit bien médecin et rien dans notre système ne l'empêchera d'essayer, sauf si un examen d'entrée portant sur les matières scientifiques est organisé. Examen que la FEF et Ecolo voudraient supprimer en ingénieur, comme si c'était aider l'étudiant que de lui faire croire qu'il est capable de tout ! Ne vaut-il pas mieux donner au candidat un diagnostic préalable, proposer des pistes de remédiation et ensuite entrer dans le supérieur ?

      17-09-2012 12:40 | Répondre

    • de Frederic Detienne Je suis tout a fait d'accord avec vous. L'examen d'entree devrait etre generalise et non supprime. Il s'agit d'un examen filtrant qui permet d'eviter l'echec definitif en fin de candidatures (ou pire: en fin d'etudes). Je trouve aussi que les cours de secondaires peuvent devenir trop legers et inadequats a des etudes superieures. Quand on est en secondaire generales sans math, sciences ou langues fortes, c'est une perte de temps et un gachis de moyen. Il ne faut pas laisser dans le general des gens qui ne seront pas adaptes au superieur fort. Donc oui, un diagnostic prealable suivi d'une obligation de resultats pour rester dans une orientation donnee. Ce qui manque cruellement, ce sont des passerelles pour permettre aux eleves plus lents mais neamoins capables de se realiser sur le long terme. e.g. Ecole de mecanique ou electricite vers ingenieur industriel vers ingenieur civil -- mais adapte a d'autres branches. Du moment qu'on evite les trajectoires sans espoir...

      17-09-2012 20:30 | Répondre

    • de thérèse @fantasio: les enseignants du supérieur et universitaires sont majoritairement des hommes, donc je ne vois pas bien le côté sexiste que vous dénoncez. Par contre - expérience de 20 ans ds l'enseignement supérieur - il y a un rapport à l'échec différent entre garçons et filles, qu'en simplifiant je qualifierais d'orgueil mal placé. Généralement une fille se donnera plus à fond que le garçon, celui-ci, en cas d'échec, se gardant une excuse facile et qui ne met pas ses capacités en cause " si j'avais étudié, si j'avais voulu, j'aurais réussi". La fille prend le risque de se dire "j'ai bloqué comme une folle et j'ai quand même raté.. est-ce que cela signifie que je suis moins intelligente ? " Mais, toujours question d'orgueil, elle viendra plus rapidement demander de l'aide, poser des questions, essayer de savoir pourquoi elle a raté, ce qui évidemment prépare la réussite ultérieure.

      17-09-2012 11:15 | Répondre

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      17-09-2012 16:11 | Répondre

    • de natachadd Pas d'examen d'entrée en Ingénieur industriel mais après votre cursus réussi, vous pouvez,via une passerelle, opter pour des études d'ingénieur civil. Et ce, même si vous avez raté votre examen d'entrée en ingénieur civil. Il faudrait des examens d'entrée dans toutes les facultés, manière à avoir le niveau requis pour entreprendre des études universitaires. Un bon technicien, un bon mécanicien, un bon maçon : ils gagnent plus à la fin de mois que certains universitaires qui n'ont fait que glander pendant leurs études .... Un bon mécanicien, un bon plombier, c'est une perle rare : voulez-vous devenir une perle rare ??? il vous faudra aussi vous recycler régulièrement, donc étudier et travailler de vos mains en même temps : bravo à ceux qui décident d'être de vrais professionnels.

      17-09-2012 14:55 | Répondre

    • de thérèse D'autre part, notre enseignement supérieur est accessible à partir de n'importe quel cursus du secondaire, non seulement en termes de filières mais de qualité de réussite. Je prends un cas réel, parmi d'autres que je connais: il fait son 1er degré du secondaire en 3 ans et poursuit avec des orientations de plus en plus faibles. Il a 18 ans et recommence sa 5e. Si tout va bien, il sortira à 20 ans du secondaire après un parcours médiocre et des bases fort légères. Pourtant, il se voit bien médecin et rien dans notre système ne l'empêchera d'essayer, sauf si un examen d'entrée portant sur les matières scientifiques est organisé. Examen que la FEF et Ecolo voudraient supprimer en ingénieur, comme si c'était aider l'étudiant que de lui faire croire qu'il est capable de tout ! Ne vaut-il pas mieux donner au candidat un diagnostic préalable, proposer des pistes de remédiation et ensuite entrer dans le supérieur ?

      17-09-2012 12:40 | Répondre

    • de Frederic Detienne Je suis tout a fait d'accord avec vous. L'examen d'entree devrait etre generalise et non supprime. Il s'agit d'un examen filtrant qui permet d'eviter l'echec definitif en fin de candidatures (ou pire: en fin d'etudes). Je trouve aussi que les cours de secondaires peuvent devenir trop legers et inadequats a des etudes superieures. Quand on est en secondaire generales sans math, sciences ou langues fortes, c'est une perte de temps et un gachis de moyen. Il ne faut pas laisser dans le general des gens qui ne seront pas adaptes au superieur fort. Donc oui, un diagnostic prealable suivi d'une obligation de resultats pour rester dans une orientation donnee. Ce qui manque cruellement, ce sont des passerelles pour permettre aux eleves plus lents mais neamoins capables de se realiser sur le long terme. e.g. Ecole de mecanique ou electricite vers ingenieur industriel vers ingenieur civil -- mais adapte a d'autres branches. Du moment qu'on evite les trajectoires sans espoir...

      17-09-2012 20:30 | Répondre

    • de thérèse @fantasio: les enseignants du supérieur et universitaires sont majoritairement des hommes, donc je ne vois pas bien le côté sexiste que vous dénoncez. Par contre - expérience de 20 ans ds l'enseignement supérieur - il y a un rapport à l'échec différent entre garçons et filles, qu'en simplifiant je qualifierais d'orgueil mal placé. Généralement une fille se donnera plus à fond que le garçon, celui-ci, en cas d'échec, se gardant une excuse facile et qui ne met pas ses capacités en cause " si j'avais étudié, si j'avais voulu, j'aurais réussi". La fille prend le risque de se dire "j'ai bloqué comme une folle et j'ai quand même raté.. est-ce que cela signifie que je suis moins intelligente ? " Mais, toujours question d'orgueil, elle viendra plus rapidement demander de l'aide, poser des questions, essayer de savoir pourquoi elle a raté, ce qui évidemment prépare la réussite ultérieure.

      17-09-2012 11:15 | Répondre

    • de Fantasio Le sexisme que je dénonce est le fait qu'en tant qu'enseignante de longue expérience vous teniez des propos du genre "les filles sont plus... les garçons sont plus..." Après quinze ans dans l'enseignement, je me refuse toujours à les catégoriser par sexe. J'ai vu des réactions variées chez les élèves des deux sexes et je ne vois pas de tendance par sexe. Le simple fait que vous vous laissiez aller à ce genre de remarques est sexiste car vous avez admis que les garçons ont une attitude négative et vous réagissez en fonction de cela. C'est typiquement ce que je vois chez trop de mes collègues enseignantes. Si vous trouvez qu'ils ont de l'orgueil mal placé, pourquoi ne pas essayer de leur apprendre une autre attitude? Non, ce sont des garçons de toute façon donc c'est pas grave s'ils se plantent, il faut laisser la place aux filles...

      17-09-2012 11:39 | Répondre

    • de thérèse j'ai slt embranché sur votre raisonnement : "je suis entouré d'enseignantes femmes et mes collègues femmes font comme cela ... ". Il me semble que vous faites aussi de sacrées généralisations: "c'est des garçons, donc ce n'est pas grave, il faut laisser la place aux filles ! " pensent TOUTES les femmes !!! Ce qui est bien une catégorisation par sexe, non ? Je répondais donc que, parmi tous les critères d'échecs et j'en ai expliqué un autre dans mon post suivant, si on voulait trouver une explication au sujet des différences filles/garçons, je pouvais en proposer une. Quant à la différence de traitement, j'avoue ne pas comprendre : une date et des horaires sont fixés pour regarder ensemble les copies d'examen et voir ce qui a cloché. 80% des filles viennent et 10% de garçons; Je suis là, également prête à leur rendre service. Mais ils sont majeurs, je ne vais quand même pas envoyer un SMS de rappel à tous les mâles de l'auditoire en échec.

      17-09-2012 16:34

    • de Jacques Ma fille est enseignante dans une Haute école. Pour sauvegarder la réputation de l'école, elle a été obligée d'ajouter des points a beaucoup d'élèves qui ne le méritaient vraiment pas. C'est un scandale ! Que vont ils devenir au cours de leur carrère professionelle ?

      17-09-2012 11:09 | Répondre

    • de Veau C'est une des raisons qui m'a fait prendre la décision d'arrêter mes études... A quoi bon se casser la tête à étudier et à faire du bon travail quand il y a un nivellement par le bas, et que les mauvais étudiants s'en sortent aussi bien que les bons? Unifs comme hautes écoles ont des statistiques à flatter... Ce sont des entreprises dont la seule préoccupation est leur chiffre d'affaire... D'ailleurs, il serait plus que temps de revoir l'importance que le marché de l'emploi accorde à un diplôme sanctionnant des études supérieures, car bien souvent, ce bout de papier n'est pas du tout représentatif, ni des connaissances, ni des compétences, de la personne qui le détient... Que ce soit un homme, ou une femme...

      17-09-2012 11:50 | Répondre

    • de Ixel Votre réflexion est un peu douteuse. Si c'est tellement facile de faire des études parce qu'ils nivellent par le bas, êtes-vous en-dessous de ça au point de ne pas être capable de les réussir ? Ou, au contraire, vous croyez-vous tellement supérieur que vous jugez ne pas avoir besoin d'études (et donc, prenez les étudiants pour des abrutis) ? Problème d'orgueil ou arrogance de votre côté alors. Essayez donc de ne faire aucune étude et de vous lancer dans le milieu du travail. Rares sont les entreprises qui vous prêteront même attention si vous n'avez pas de diplôme au-delà du Secondaire (à part celles qui ne demandent pas plus et le boulot est en conséquence). Je ne sais pas dans quel monde vous vivez ou quel est votre travail, mais ça n'est surement pas représentatif du monde réel.

      17-09-2012 12:29

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