En Communauté française, les filles sont plus de 40 % à réussir en premier baccalauréat, contre 34% chez leurs équivalents masculins. Selon des chercheurs de l’ULg, le genre influencerait autant la réussite à l’université que l’origine sociale.
Les filles sont championnes toutes catégories. Elles réussissent mieux, quelle que soit l’année d’étude et quel que soit le domaine. Et cela, même si on neutralise leurs avantages de départ. Dominique Lafontaine, professeure à l’ULg, vient d’achever une étude sur ce phénomène: "Ce qu’on a fait c'est essayer d’égaliser le parcours dans le secondaire parce qu'on sait déjà que dans le secondaire les filles réussissent mieux que les garçons et la différence subsiste effectivement."
On sait que le niveau d’éducation des parents influence la réussite des étudiants. Mais pour les filles, le diplôme de la mère serait déterminant: "Pour les filles il y a dialogue singulier entre mère et fille autour de la question des études et c'est quelque chose de spécifique à nouveau. Dans le domaine des sciences où on souhaiterait davantage de filles le fait que la mère ait fait des études scientifiques elles-memes est un facteur clé."
C'est donc une carte en plus pour les filles concernées. Mais comment expliquer leurs meilleures performances ? Certains disent qu’elles sont simplement plus dociles: "C'est une explication que je n’aime pas beaucoup. A la fois il y a une part de comportement plus scolaire, plus studieux, mais aussi une volonté de réussir qui fait parfois défaut à des garçons qui ont pourtant tous les atouts dans leurs mains pour réussir."
Les garçons, eux, sous-performent. Un garçon dont un parent a un diplôme universitaire réussit à peine mieux qu’une fille dont les parents sont très peu diplômés. Par contre, ils se rattrapent après: sur le marché du travail, c’est toujours eux qui dominent.
6 étudiants sur 10 ratent leur premier baccalauréat
La première année c'est évidemment le moment où les étudiants doivent apprendre à gérer leur liberté, à doser travail et fête. C'est une des difficultés mais il y en a d'autres.
Cette rentrée a comme un goût de déjà vu pour Jalila Mouassi. Elle recommence son premier bac en médecine. Elle a raté l'année passée: "J'étais pas motivée au départ pour médecine parce que j'étais pas sûre de mon choix. On n'était pas interrogé de la même manière qu'au secondaire, on savait pas trop à quoi s'attendre."
La transition entre le secondaire et le supérieur, c'est bien là que serait le problème: il n'y a aucune articulation entre ces deux mondes.
L'enseignement supérieur ne s'intéresse pas suffisamment au le manque de connaissances du programme de l'enseignement secondaire.
C'est pour cela qu'au sein de l'académie Louvain, en début d'année, on teste les prérequis des élèves pour leur proposer ensuite les formations adéquates.
Mais cela ne suffira sans doute pas à renverser la tendance. L'une des grandes causes d'échec c'est aussi, tout simplement, les erreurs d'orientation.
Daphné Van Ossel




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de Veau @Ixel: c'est pour éviter d'avoir à subir des jugements un peu trop hâtifs des gaillards qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez et qui préfèrent remettre en cause les quelques personnes qui ne correspondent pas aux normes établies par un système foireux plutôt que de remettre en cause le-dit système, que j'ai décidé de finir ce que j'avais arrêté en dernière année, et que j'ai obtenu mon diplôme d'ingénieur... Je ne suis ni plus intelligent, ni plus con qu'un autre, par contre, j'ai suffisamment de vécu académique pour avoir un regard critique sur ce qui se passe dans les écoles supérieures... Les études sont accessibles à tous, c'est une nécessité que je ne remet pas en cause... Mais par contre, tout le monde ne devrait pas pouvoir étudier n'importe quoi... C'est pourtant le cas, et c'est bien, pour cette raison, que la médiocrité a aujourd'hui fait sont trou dans les milieux académiques...
17-09-2012 16:11 |
de natachadd Pas d'examen d'entrée en Ingénieur industriel mais après votre cursus réussi, vous pouvez,via une passerelle, opter pour des études d'ingénieur civil. Et ce, même si vous avez raté votre examen d'entrée en ingénieur civil. Il faudrait des examens d'entrée dans toutes les facultés, manière à avoir le niveau requis pour entreprendre des études universitaires. Un bon technicien, un bon mécanicien, un bon maçon : ils gagnent plus à la fin de mois que certains universitaires qui n'ont fait que glander pendant leurs études .... Un bon mécanicien, un bon plombier, c'est une perle rare : voulez-vous devenir une perle rare ??? il vous faudra aussi vous recycler régulièrement, donc étudier et travailler de vos mains en même temps : bravo à ceux qui décident d'être de vrais professionnels.
17-09-2012 14:55 |
de thérèse D'autre part, notre enseignement supérieur est accessible à partir de n'importe quel cursus du secondaire, non seulement en termes de filières mais de qualité de réussite. Je prends un cas réel, parmi d'autres que je connais: il fait son 1er degré du secondaire en 3 ans et poursuit avec des orientations de plus en plus faibles. Il a 18 ans et recommence sa 5e. Si tout va bien, il sortira à 20 ans du secondaire après un parcours médiocre et des bases fort légères. Pourtant, il se voit bien médecin et rien dans notre système ne l'empêchera d'essayer, sauf si un examen d'entrée portant sur les matières scientifiques est organisé. Examen que la FEF et Ecolo voudraient supprimer en ingénieur, comme si c'était aider l'étudiant que de lui faire croire qu'il est capable de tout ! Ne vaut-il pas mieux donner au candidat un diagnostic préalable, proposer des pistes de remédiation et ensuite entrer dans le supérieur ?
17-09-2012 12:40 |
de Frederic Detienne Je suis tout a fait d'accord avec vous. L'examen d'entree devrait etre generalise et non supprime. Il s'agit d'un examen filtrant qui permet d'eviter l'echec definitif en fin de candidatures (ou pire: en fin d'etudes). Je trouve aussi que les cours de secondaires peuvent devenir trop legers et inadequats a des etudes superieures. Quand on est en secondaire generales sans math, sciences ou langues fortes, c'est une perte de temps et un gachis de moyen. Il ne faut pas laisser dans le general des gens qui ne seront pas adaptes au superieur fort. Donc oui, un diagnostic prealable suivi d'une obligation de resultats pour rester dans une orientation donnee. Ce qui manque cruellement, ce sont des passerelles pour permettre aux eleves plus lents mais neamoins capables de se realiser sur le long terme. e.g. Ecole de mecanique ou electricite vers ingenieur industriel vers ingenieur civil -- mais adapte a d'autres branches. Du moment qu'on evite les trajectoires sans espoir...
17-09-2012 20:30 |
de thérèse @fantasio: les enseignants du supérieur et universitaires sont majoritairement des hommes, donc je ne vois pas bien le côté sexiste que vous dénoncez. Par contre - expérience de 20 ans ds l'enseignement supérieur - il y a un rapport à l'échec différent entre garçons et filles, qu'en simplifiant je qualifierais d'orgueil mal placé. Généralement une fille se donnera plus à fond que le garçon, celui-ci, en cas d'échec, se gardant une excuse facile et qui ne met pas ses capacités en cause " si j'avais étudié, si j'avais voulu, j'aurais réussi". La fille prend le risque de se dire "j'ai bloqué comme une folle et j'ai quand même raté.. est-ce que cela signifie que je suis moins intelligente ? " Mais, toujours question d'orgueil, elle viendra plus rapidement demander de l'aide, poser des questions, essayer de savoir pourquoi elle a raté, ce qui évidemment prépare la réussite ultérieure.
17-09-2012 11:15 |