Plainte d'ONG après l'arrestation en avril du président de la Ligue des Droits de l'Homme

Cette plainte fait suite à l'arrestation en avril dernier du président de la LDH lors d'un rassemblement antifasciste et antiraciste à la Bourse à Bruxelles.
Cette plainte fait suite à l'arrestation en avril dernier du président de la LDH lors d'un rassemblement antifasciste et antiraciste à la Bourse à Bruxelles. - © NICOLAS MAETERLINCK - BELGA

La Fédération internationale des Ligues des Droits de l'Homme (FIDH) ainsi que l'Association Européenne pour la défense des Droits de l'Homme (AEDH) et la Ligue des Droits de L'homme belge (LDH) qui sont membres de la première ONG ont déposé plainte vendredi à la suite de l'arrestation en avril dernier du président de la LDH lors d'un rassemblement antifasciste et antiraciste à la Bourse à Bruxelles. Une plainte avec constitution de partie civile a été déposée directement auprès d'un juge d'instruction.

Une plainte contre X

Interrogée par Belga sur le dépôt tardif de la plainte, la FIDH explique qu'elle a pris le temps de réfléchir à l'opportunité d'entamer une action en Justice. Cette plainte est dirigée contre X car les organisations de défense de Droits de l'Homme estiment que la Justice devra clarifier les responsabilités dans l'arrestation d'Alexis Deswaef. Après les arrestations devant la Bourse de Bruxelles, la Fédération internationale des ligues des droits de l'homme avait déjà demandé en avril une enquête sur ces faits, considérant que la police avait violé les droits humains de liberté de réunion et d'association pacifiques.

Les organisations disent à présent "s'inquiéter de l'image qu'un État de droit comme la Belgique renvoie au monde entier en arrêtant le président d'une Ligue des Droits de l'Homme". "Cette arrestation - inédite dans une démocratie - est alarmante et met en exergue d'importantes questions en termes de respect des droits fondamentaux", dénoncent-elles.

Pour la FIDH et l'AEDH, cette arrestation est en contradiction avec le message des autorités belges de ne rien céder face à la terreur et de garantir le respect des valeurs de la démocratie et des libertés fondamentales.

Des associations avaient souligné juste après les arrestations que le rassemblement antifasciste avait été rapidement contré par la police alors qu'environ 450 hooligans fauteurs de trouble avaient déferlé sur cette même place de la Bourse le dimanche de Pâques.


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