Piqûres de taon: attention aux oedèmes et aux parasites

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Rédaction RTBF

Chez le taon, seul le mâle est bon. Car sa trompe est toute petite à la différence de la femelle, bien mieux dotée par dame nature et dont la grande bouche est prête à vous sucer le sang.

Si cet été vous optez pour une balade à la campagne, à pied, à vélo ou à cheval, par un temps ensoleillé, mieux vaut croiser monsieur que madame.

En Europe, ces grosses mouches plates qui opèrent de jour, jettent leur dévolu sur les boeufs, les moutons, les chevaux mais aussi sur les hommes. Avec leurs mandibules en forme de couteau, elles tranchent dans le vif, provoquant une douleur intense susceptible d'entraîner un oedème rouge assez important.

Dans quelques rares cas, les taons peuvent aussi contaminer leurs victimes en leur inoculant des parasites présents dans le sang que les femelles transportent.

Les cavaliers redoutent tout particulièrement cette grosse bête dont le bourdonnement, tenace et lancinant, énerve le cheval. Ce dernier, proie appréciée des taons, passe immédiatement au galop pour leur échapper.

"Le taon est très rarement vecteur de maladie pour le cheval. On voit parfois se développer un kyste à l'endroit de la piqûre", raconte Laurent Grandcollot, vétérinaire équin. "Mais le taon est surtout un facteur de nervosité pour l'animal car sa piqûre est très douloureuse. Stressé, le cheval peut poser des problèmes au cavalier", poursuit-il. Il recommande donc aux randonneurs d'asperger leurs habits de citronnelle ou de produits répulsifs forts, "même si leur efficacité est de courte durée".

Les taons adorent la peau mouillée

Les baigneurs en rivière ou en lac sont aussi des proies faciles pour les taons qui adorent la peau mouillée. "Il n'est pas rare de les voir tournoyer autour des baigneurs ou des canoteurs", explique le vétérinaire qui suggère aux vacanciers de laisser apparaître le moins de peau possible.

Ceux qui, en dépit des recommandations des professionnels de santé, auront quand même été piqués devront retirer le dard à laide dune pince à épiler désinfectée et appliquer de la glace ou de l'eau fraîche sur la plaie pour apaiser la douleur.

Il est très important de désinfecter soigneusement les lésions avec des solutions antiseptiques en raison des agents pathogènes véhiculés par les taons.

Pour calmer les démangeaisons et les gonflements, il est aussi conseillé d'appliquer des pommades antiprurigineuses et antihistaminique. Un antalgique de type paracétamol, aspirine ou ibuprofène calmera la douleur.

Quant aux personnes allergiques aux piqûres d'insectes, pas question pour elles de partir à l'aventure sans une trousse de premier secours contenant notamment une ampoule injectable d'adrénaline et une solution injectable de corticoïdes.

Enfin, dans de rares cas, certaines victimes peuvent développer des réactions anaphylactiques, une réaction allergique subite et sévère qui se manifeste par une difficulté respiratoire ou bien contracter la tularémie, une maladie infectieuse aiguë.

Dernier remède, quoiqu'incertain, déclamer face aux mouches prêtes à fondre sur vous: "Oh taon, suspends ton vol!".


AFP


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