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Nouvelle-Zélande: un jeu vidéo pour aider les ados à vaincre la dépression

SOCIETE | Mis à jour le mercredi 1 août 2012 à 10h24

  • Parfois considérés comme abrutissants et facteurs d'enfermement, les jeux vidéos peuvent aussi aider les adolescents déprimés. En Nouvelle-Zélande, un jeu mis au point par des psychiatres met en scène un monde imaginaire où le jeune sauve le monde du désespoir.

    Plutôt que d'encourager à détruire pour le plaisir, le jeu SPARX cherche à apprendre aux adolescents à faire face à la dépression, sur la base d'une méthode thérapeutique dite comportementale et cognitive (CBT).

    Tout aussi important, ses concepteurs ont voulu créer un outil ludique et captivant pour des patients souvent réticents à demander conseil, ou agacés par les recommandations des adultes.

    Dans le monde imaginaire présenté par SPARX, le joueur entre dans la peau d'un avatar qui détruit les pensées négatives avec des boules de feu pour sauver le monde du désespoir et du pessimisme.

    Directrice du projet, Sally Merry, pédo-psychiatre à l'université d'Auckland, explique que cette approche peu conventionnelle séduit les ados car elle leur permet de faire face à leurs problèmes par eux-mêmes et à leur rythme.

    "On n'est pas obligé de traiter des difficultés psychologiques de manière effroyablement sérieuse", dit-elle. "La thérapie ne doit pas forcément être déprimante en elle-même, on peut aussi s'amuser".

    Parmi les pays riches, la Nouvelle-Zélande est un de ceux qui arrivent régulièrement en tête en matière de suicide chez les jeunes, selon des études internationales. Et Sally Merry veut rendre plus accessible le traitement à cette maladie.

    "La dépression chez les jeunes est un phénomène international. C'est fréquent et la plupart du temps, on ne la soigne pas", indique-t-elle.

    Or la dépression s'accompagne souvent, chez cette classe d'âge, d'échec scolaire et d'un isolement social.

    Souvent les jeunes "ont juste l'impression qu'ils se sentent mal et ils se disent qu'ils doivent faire avec. SPARX et la CBT montrent qu'on peut faire autre chose qu'accepter cela", selon la psychiatre.

    Le jeu vidéo compte sept niveaux d'une quarantaine de minutes chacun - une durée similaire aux traditionnelles consultations avec un praticien - et s'adresse aux adolescents âgés de 13 à 17 ans.

    Aidé par un guide, le joueur évolue dans le jeu qui lui donne des clés pour mieux gérer la colère, résoudre les conflits ou apprendre à se relaxer avec des exercices de respiration.

    Au fil des étapes, l'univers dans lequel il avance devient plus lumineux et moins menaçant

    Pour Maru Nihoniho, directrice de Metia Interactive, qui a travaillé sur ce programme, la difficulté était de rendre le jeu suffisamment captivant pour que le jeune apprenne des choses sans s'en rendre compte sur le moment.

    "Nous devions garder en tête les objectifs thérapeutiques, tout en concevant un véritable jeu", raconte-t-elle.

    La conception a pris quatorze mois, en s'appuyant sur les souhaits d'un groupe test d'ados. Il a fallu cependant limiter leurs demandes de combats sanglants et de coups de feu gratuits.

    "On savait qu'il ne pouvait pas y avoir de tirs à cause de la nature du jeu. Si bien qu'au lieu d'avoir des personnages qui tuent avec des mitraillettes ou des bombes, l'avatar a le pouvoir de foudroyer les pensées négatives pour les convertir en idées positives".

    Les résultats d'un essai clinique publiés en début d'année dans le British Medical Journal montrent que ce jeu vidéo est aussi efficace pour lutter contre le spleen que des consultations en tête à tête avec un psychothérapeute.

    SPARX a suscité l'intérêt des Etats-Unis, du Canada, de l'Australie et de la Grande-Bretagne, ainsi que d'autres pays non anglophones qui veulent le traduire.

    Sally Merry voudrait le rendre accessible dans les établissements scolaires, chez les médecins ou dans les centres d'accueil pour adolescents en difficulté ou même sur internet. Elle envisage aussi d'élaborer une version destinée aux adolescents homosexuels.

    AFP

    Derniers commentaires

    • de Bloup "Parfois considérés comme abrutissants et facteurs d'enfermement" C'est vraiment intéressant d'observer que ce genre de commentaire n'est plus lancé au cinéma ou à la bande dessinée (et Dieu sait que ces médias-là y ont eu droit, sans même parler de la peinture ou de la musique) mais qu'il est toujours appliqué au jeu vidéo par les ignorants. Espérons que ces remarques stupides seront bientôt du passé, comme c'est le cas pour d'autres formes artistiques.

      01-08-2012 12:08 | Répondre

    • de Bloup J'ajoute que des jeux traitant de la dépression (indirectement et subtilement) existent déjà : pour n'en citer que trois, Final Fantasy VI, Final Fantasy X, ou le récent Journey.

      01-08-2012 12:15 | Répondre

    • de Ixel C'est triste, mais ces commentaires, que ce soit par rapport aux jeux vidéos maintenant ou BDs, cinéma, etc., sont souvent faits par des personnes qui ne sont pas nées avec ces nouveautés, ces modes ou qui y sont plutôt réfractaires. Tout est une question de temps.

      01-08-2012 16:06 | Répondre

    • de Slax http://www.actus-jeux.com/remede-contre-depression-sparx-pc-n60742.html Sympa votre retard de 3 mois sur l'actu...

      01-08-2012 12:07 | Répondre

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  • Michael Vandermeer, programmeur chez Metia Interactive, travaille sur le jeu vidéo SPARX le 8 juin 2012 à Wellington
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    Michael Vandermeer, programmeur chez Metia Interactive, travaille sur le jeu vidéo SPARX le 8 juin 2012 à Wellington

    Neil Sands (AFP)
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    • Michael Vandermeer, programmeur chez Metia Interactive, travaille sur le jeu vidéo SPARX le 8 juin 2012 à Wellington

      Michael Vandermeer, programmeur chez Metia Interactive, travaille sur le jeu vidéo SPARX le 8 juin 2012 à Wellington

    • Maru Nihoniho, directrice de Metia Interactive, travaille sur le jeu SPARX le 8 juin 2012 à Wellington

      Maru Nihoniho, directrice de Metia Interactive, travaille sur le jeu SPARX le 8 juin 2012 à Wellington

    • de Bloup "Parfois considérés comme abrutissants et facteurs d'enfermement" C'est vraiment intéressant d'observer que ce genre de commentaire n'est plus lancé au cinéma ou à la bande dessinée (et Dieu sait que ces médias-là y ont eu droit, sans même parler de la peinture ou de la musique) mais qu'il est toujours appliqué au jeu vidéo par les ignorants. Espérons que ces remarques stupides seront bientôt du passé, comme c'est le cas pour d'autres formes artistiques.

      01-08-2012 12:08 | Répondre

    • de Bloup J'ajoute que des jeux traitant de la dépression (indirectement et subtilement) existent déjà : pour n'en citer que trois, Final Fantasy VI, Final Fantasy X, ou le récent Journey.

      01-08-2012 12:15 | Répondre

    • de Ixel C'est triste, mais ces commentaires, que ce soit par rapport aux jeux vidéos maintenant ou BDs, cinéma, etc., sont souvent faits par des personnes qui ne sont pas nées avec ces nouveautés, ces modes ou qui y sont plutôt réfractaires. Tout est une question de temps.

      01-08-2012 16:06 | Répondre

    • de Slax http://www.actus-jeux.com/remede-contre-depression-sparx-pc-n60742.html Sympa votre retard de 3 mois sur l'actu...

      01-08-2012 12:07 | Répondre

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