Au terme de la manifestation, la Protection civile était présente afin de distribuer des berlingots d'eau aux personnes souffrant de déshydratation. Quatre-vingts personnes qui n'avaient pas pu terminer la marche en raison de la chaleur ont été prises en charge par un bus-relais mis à disposition par la police de Bruxelles Capitale/Ixelles.
A l'issue de la marche, Jean-Denis Lejeune, Laetitia Delhez, l'une des victimes de Marc Dutroux, et Paul Marchal, le papa d'An, ont remercié la foule venue en nombre malgré la chaleur. Ensuite, ils ont rencontré la ministre de la Justice, Annemie Turtelboom, pour réclamer une réforme de la justice (voir notre article par ailleurs). Les parent rencontreront le Premier ministre, à ce sujet, le vendredi 24 août au Lambermont.
L'action de ce dimanche intervient à neuf jours de la décision de la Cour de cassation de valider, ou non, la libération conditionnelle de Michelle Martin, l'ex-compagne de Marc Dutroux. Les discours prononcés par Jean-Denis Lejeune ou encore Laetitia Delhez avant le départ du cortège avaient été ponctués de quelques cris en faveur de la peine de mort.
"Ce n'est pas une marche blanche"
Même si elle n'en a pas l'ampleur, l'initiative de Jean-Denis Lejeune n'est pas sans rappeler la Marche blanche organisée le 20 octobre 1996, au plus fort de l'affaire Dutroux, lorsque plus de 300 000 personnes avaient envahi les rues de Bruxelles.
"Le mot d'ordre, c'est la sérénité. Les gens peuvent s'habiller comme ils veulent, ce n'est pas une Marche blanche. La Marche blanche, il n'y en a eu qu'une, le 20 octobre 1996." Jean-Denis Lejeune, le père de Julie, était accompagné des parents d'An et Eefje et de Laetitia Delhez, l'une des deux victimes de Marc Dutroux ayant survécu. L'autre victime vivante, Sabine Dardenne, n'a pas souhaité être présente.
Belga




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