Licenciement: que faire des primes de départ parfois très conséquentes?

Que faire de ses primes de départ ?
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Rédaction RTBF

Caterpillar, ArcelorMittal, Ford Genk, autant de noms associés à des pertes d'emploi. Vendredi dernier, les ouvriers de Ford ont pris connaissance du plan social et des primes de départ. Que choisir, que faire avec cette somme d'argent ?

Jean-Luc Hanoul est un ancien ouvrier de Volkswagen Forest. Lors de son licenciement, il y a sept ans, il a reçu une prime de près de 100 000 euros brut. De l'argent qu'il a investi dans le bâtiment en transformant l'ancienne maison de sa grand-mère en gîte. Un rêve devenu réalité grâce à cette prime de licenciement.

A l'époque de la fermeture de Volkswagen Forest en 2006, les primes s'élevaient pour certains à 144 000 euros brut, soit 84 000 euros net. Des sommes prévues pour permettre aux travailleurs de tenir le coup avant de retrouver du travail. Mais tout le monde n'a pas investi cet argent de la même manière. Certains ont préféré prendre une année sabbatique ou de bonnes vacances. D'autres encore en ont profité pour s'acheter une belle voiture.

Jusqu'à présent, il n'existe aucun encadrement officiel pour aider les travailleurs à gérer leurs primes de licenciement. Par contre, dans les cellules de reconversion, des conseils peuvent être donnés pour prévenir les comportements flambeurs.

C'est le cas à Charleroi. Pour Renault Bierlaire, coordinateur FGTB de cellules de reconversion, les primes sont bénéfiques pour l'emploi : "On a fait une étude au niveau des cellules de reconversion et on a constaté que les gens qui avaient touché des primes extra-légales dans le cadre de leur licenciement collectif, souvent, se positionnaient dans des formations de plus longues durées et donc mettaient plus de chance de leur côté de retrouver du travail. Donc, cela a un aspect positif".

Ces primes de licenciement sont plutôt rares dans l'histoire des restructurations. Mais une chose est sûre, elles permettent à certains de souffler un peu. 

Avec S. Heinderyckx


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