Les scans du cerveau s'invitent dans les tribunaux

L'imagerie médicale au service de la Justice ?
L'imagerie médicale au service de la Justice ? - AFP
Rédaction RTBF

La science évolue et prend de plus en plus de place dans les tribunaux. La tendance actuelle est aux scans du cerveau. Au procès de Kim De Gelder, ses avocats ont tenté de prouver l'irresponsabilité de leur client via l'imagerie médicale. Est-ce courant ?

Les techniques de preuves sont de plus en plus sophistiquées. Mais Adrien Masset, pénaliste et professeur à l'ULg, se demande si la Justice suivra: "De fait, on a connu les empreintes génétiques, les empreintes digitales auparavant, l'ADN, le polygraphe... Il reste à voir si le tribunal se montre convaincu par la démonstration scientifique".

Et donc voilà la photo du cerveau pour démontrer par exemple l'irresponsabilité d'un accusé. Nous n'en sommes encore qu'aux balbutiements mais des jugements ont déjà tenu compte d'IRM pour établir l'existence d'une pathologie psychiatrique. Mais le scan du cerveau n'est pas, pas encore, un élément infaillible.

N'empêche il risque de faire de plus en plus partie du fameux faisceau de preuves. Laurent Hermoye est spécialiste de l'imagerie cérébrale. Il a fondé sa propre société dans ce domaine : "Je ne sais pas s'il y a eu d'autres cas en Belgique que le cas de Kim De Gelder. Mais clairement, à l'étranger, si vous regardez sur le web, vous allez voir qu'une série d'avocats ont essayé de produire ce genre de preuves devant les tribunaux américains par exemple. Il y a d'ailleurs deux sociétés de start-up qui proposent ce genre de services aux accusés: 'payez-nous et venez passer un examen d'IRM du cerveau qui, on l'espère, va vous disculper'".

Le marketing n'est jamais très loin...

Radia Sadani

 

 


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