A Quévy (Région de Mons) un enfant a comparu avec ses parents devant le Conseil communal qui lui a infligé une rédaction comme punition. L'enfant avait tenu la porte des toilettes pendant que ses camarades se bagarraient à l'intérieur.
Les parents sont allés jusqu'au Conseil d'Etat pour contester cette punition mais ont été déboutés.
Suite à cet évènement, la question des punitions infligées aux enfants et du rapport des parents à ces punitions se pose.
Un sentiment qui semble partagé par beaucoup d’internautes est que la tendance "enfant-roi" se généraliserait, que les parents rechigneraient effectivement trop souvent à les punir ou à accepter qu'on les punisse et qu'en conséquence, les enfants d’aujourd’hui manqueraient de discipline.
Laurent nous indique par exemple que "les enfants sont (trop) souvent considérés comme de petits rois par leurs parents. Quand on les punit, ce sont les parents qu'on punit d'où ce type de réaction". Une culture qui mènerait à "l’irrespect" et donc la remise en cause de toute forme d’autorité, notamment celle des professeurs, selon lui.
Un point de vue partagé par Françoise d’après qui "les enfants sont devenus des rois que même les parents n'osent contredire" ou encore par Marinette qui nous écrit : "la discipline est importante et on en manque partout ... On voit aussi les résultats dans nos rues du manque de discipline généralisé qui est trop à la mode depuis trop longtemps".
"Tout était-il parfait il y a 20 ou 30 ans ?"
Benoît Van Keirsbilck nuance ce sentiment et remet les choses en perspective.
"Est-on si sûr que la situation empire à ce point?", interpelle-t-il à son tour les participants à notre chat. "Depuis l'antiquité, les générations se plaignent de ce que deviennent les générations qui suivent", rappelle-t-il.
"Retenons que tout enfant est susceptible de faire des bêtises plus ou moins grandes et que c'est le rôle des adultes (éducateurs, parents, mais aussi citoyens) de réagir; mais la réaction doit être pédagogique et éducative", selon le directeur du service Droits des jeunes de Bruxelles.
Concernant l’école et le respect des professeurs en particulier, notre invité ne nie pas qu’il soit "bien certain que les relations entre l'école, les élèves et les parents ont évolué " mais "est-ce toujours en mal?", se demande-t-il.
Il fait remarquer que si la manière d’exercer l’autorité a changé, cela ne signifie pas pour autant que ladite autorité soit absente. "Aujourd'hui, les personnes qui représentent l'autorité dans notre société n'ont peut-être plus une autorité automatique du fait de leur fonction; un enseignant doit montrer que son autorité est légitime et que ce qui est demandé est justifié", note Benoît Van Keirsbilck.
De plus, "il n'est pas certain que tout était parfait il y a 20 ou 30 ans". "N'y avait-il pas beaucoup d'arbitraire ou de décisions prises sans fondement?", soulève celui qui est aussi président de la section belge de l’ONG Défense des Enfants International.
Les punitions, d’accord mais il faut un but pédagogique
Benoît Van Keirsbilck reconnaît bien évidemment la légitimité du principe de la punition : "une école peut bien entendu utiliser la punition pour réagir par rapport à un élève qui ne respecte pas les règles de vie dans l'école". Cependant, il rappelle que "seuls les motifs disciplinaires (donc pas des motifs pédagogiques comme un échec à une interrogation) peuvent faire l'objet de sanctions disciplinaires".
En outre, la sanction "doit avoir un but pédagogique, donc permettre à l'enfant de comprendre qu'il a mal fait et intégrer la raison d'être des règles", explique-t-il avant de préciser que "d'autres principes sont aussi applicables comme la proportionnalité, le respect des droits de la défense".
"Et bien sûr, les sanctions les plus graves (jusqu'à l'exclusion définitive) méritent des précautions beaucoup plus importantes et doivent vraiment être exceptionnelles", juge cet assistant social de formation.
Enfin, ce spécialiste de l’aide à la jeunesse prône l’exemplarité dans le chef du détenteur de l’autorité, gage de crédibilité pour ce dernier. "Une école qui ne respecte pas son propre règlement (ça arrive plus souvent qu'on ne le pense!) se discrédite totalement et perd toute légitimité à sanctionner ".
"L'éducation passe aussi beaucoup par l'exemple donné par les adultes", écrit-il en guise de conclusion.
Julien Vlassenbroek
Vous pouvez relire le chat en intégralité ci-dessous:




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de un enseignant Il est fini le temps où l'on rentrais avec une punition, les parents la doublais!!! Maintenant les parents deviennent abrutis etvabrutisse leurs enfants. Parcequebje suis juriste je me permet de porte cela devant le conseil d'état! On aurais dû affliger une bonne sanction à ces parents d'enfant roi.
06-06-2012 19:47 |
de HORATIO À "un enseignant" : Bon sang de bon sang, "Enseignant" ! J'espère que vous n'enseignez pas l'orthographe ! La règle de base est que le verbe s'accorde en personne et en nombre avec le sujet. Le pluriel de la 3me personne de l'indicatif imparfait de "doubler" n'est pas "doublais" mais "doublaient". Le "s" final est la marque du pluriel d'un substantif et non d'un verbe conjugé. Je suppose que vous vouliez dire "infliger" (=+/- appliquer) et non "affliger" (=+/- rendre triste)?
08-06-2012 11:11 |
de Alkiyan Je trouve que l'idée "d'infliger" une rédaction comme punition à cet enfant est excellente. Et j'espère, toujours dans un but pédagogique, qu'il se trouvera un professeur pour la corriger, elle devrait être écrite en français classique sans faute d'orthographe. Et si elle était pal écrite, il devrait exister un institution qui obligerait les parents à la réécrire eux-mêmes.
06-06-2012 19:35 |
de ali Je suis du même avis que Flo... Pour notre part, si ce genre de situation devait se présenter à nous, il serait plus que normal que mon enfant fasse sa punition. Mais avant qu'il ne l'entame, nous lui expliquerions le pourquoi il doit faire celle-ci pour qu'il prenne conscience de la réalité des choses qu'il ai été de près ou de loin impliqué dans l’incident !
06-06-2012 17:53 |
de lemarchois Comment de tels parents parviennent à aller au conseil d'état pour une telle connerie. Si leur enfant est fautif, il doit être punit, et punit par une rédaction, je trouve cela bien. Il apprendra a ne pas se mêler d'une bagarre. Quand à ses parents, je les trouve simplement ridicule et irresponsables. Quand j'ai entendu le père à la radio, j'ai ris de ses paroles complètement absurde. Il devrait lui aussi être punit pour avoir fait perdre du temps à des juges qui ont surement autre chose à juger plutot que cette ridicule affaire. Si leur fifi ne suporte pas les punitions et si les parents sont irresponsables au point de se ridiculisés devant la justice, alors qu'ils s'enferment dans une grotte et qu'ils y restent. Pour ma part, quand un de mes enfants commet une faute, je le punis et si un prof punit un de mes enfant, je ne discute pas.
06-06-2012 17:43 |