C'est à Bruxelles qu'a été fondée la première Maisons de jeunes en 1950. Mais elle n'a fonctionné que quelques années.
"Une série de problèmes de cohabitation et des difficultés de gestion du lieu se sont manifestés", explique Antoinette Corongiu, présidente de la Fédération des Maisons de jeunes. "Cette maison de jeunes a dû fermer ses portes deux ans après sa création." Le contexte est important: nous sommes en 1952, la guerre vient de se terminer et les jeunes manquent cruellement d'activités.
Après cette première expérience difficile, d'autres jeunes maisons voient rapidement le jour. Les jeunes veulent lancer des projets. Mais le secteur connait depuis toujours certains déboires.
"Tout ne roule pas comme sur des roulettes, comme on le voudrait. On doit essayer d'inciter les jeunes à être des citoyens actifs, critiques et solidaires mais ce n'est pas toujours évident", souligne Damien Quigniet, de la maison de jeunes tournaisienne Masure 14. Et il le constate au quotidien: maintenir une maison de jeunes, comme l'imposent les décrets, n'est pas facile tous les jours.
"Le décret nous invite à promouvoir des choses chez les jeunes qu'on n'arrive pas à promouvoir auprès des adultes, c'est une des grosses difficultés que l'on vit au quotidien", glisse Damien Quigniet.
Autre coup dur pour les maisons de jeunes: les jeunes se démotivent pour monter des projets. Les animateurs aussi se font rares.
PIAB, avec Hugo Barbieux




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