Les hôpitaux prennent leurs précautions. À l'hôpital Ambroise Paré de Mons, une procédure de détection est mise en place dans tous les services à risques. Les patients admis dans les services d’oncologie et aux soins intensifs, notamment, subissent un dépistage préventif.
Selon le docteur Michel Genard, directeur médical d’Ambroise Paré, "ce n’est pas du tout agressif, mais cela nous permet effectivement de pouvoir détecter les patients porteurs ou de comprendre pourquoi un patient devient affecté par tel type de bactérie".
À l’hôpital Ambroise Paré, trois patients ont déjà été identifiés comme porteurs de ces bactéries CPE. Ils ont été isolés dans une chambre et ont bénéficié de mesures d'hygiène renforcées.
Un phénomène inquiétant mais contrôlé
Ces mesures de précaution existent depuis plusieurs années déjà dans l’hôpital montois. À côté des CPE, il y a d'autres bactéries résistantes aux médicaments qu'il faut avoir à l’œil, comme les staphylocoques dorés.
Ce phénomène s'explique notamment par des habitudes de prescription, pour Michel Genard. "L’abus de toute une série d’antibiotiques, quelle que soit la raison, en Belgique et dans le monde, a fait que les bactéries ont évolué et qu’elles sont devenues résistantes aux antibiotiques qui les détruisaient".
Aujourd’hui, ces bactéries ultrarésistantes sont en augmentation. Le problème préoccupe le monde médical. Michel Genard ne le cache pas: "effectivement, c’est l’inquiétude des experts dans ce domaine. J’ose espérer que nous aurons toujours des armes médicamenteuses, de nouveaux antibiotiques à notre disposition, mais c’est effectivement l’inquiétude principale".
Jérémy Giltaire avec VA




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de Nelson On en trouve dans le blanc/bleu Belge boeuf, le lapin, le canard et surtout le poulet.
18-07-2012 12:50 |