L'ASBL compterait déjà une centaine de carrossiers belges agréés auprès de compagnies d'assurance et non-agréés.
D'après les responsables de l'ASBL, une voiture déclarée en sinistre total est envoyée à l'étranger pour être réparée dans des pays à bas salaires et pour la revente. Le client reçoit une indemnité de son assureur, mais celle-ci est nettement plus basse que les prix en vigueur pour un véhicule d'occasion.
En outre, toujours selon les carrossiers, certains assureurs feraient pression sur les experts indépendants afin de déterminer un coût de réparation le plus bas possible. Des bonus seraient même octroyés aux experts afin qu'ils opèrent en ce sens.
Mais les réparateurs indépendants sont également sous pression, estime l'ASBL. On leur impose un tarif horaire irréaliste, tarif qui en outre est gelé depuis des années. "Pour survivre dans cette profession, nous n'avons souvent d'autre choix que d'être agréé par des compagnies d'assurance. Si nous ne jouons pas le jeu de l'agréation, nos propres clients sont redirigés vers d'autres carrossiers ou réparateurs agréés."
L'ASBL appelle donc les politiques à agir car, selon elle, la concurrence sur le marché est biaisée.
La faute à l'électronique, répond Assuralia
Un véhicule est plus souvent déclaré en perte totale après un accident en raison de la présence toujours croissante des équipements électroniques, explique Assuralia.
L'Union professionnelle des entreprises d'assurance précise que le consommateur peut toujours décider de faire mener une nouvelle expertise, s'il choisit de tout de même faire réparer son véhicule.
L'ASBL dénonçait également le tarif horaire imposé par certains assureurs. Un porte-parole d'Assuralia dit avoir de la compréhension pour les réparateurs qui sentent une pression sur leurs marges, mais relève également tous les avantages que comporte une collaboration avec les assureurs. Les réparateurs voient ainsi de plus en plus de clients renvoyés vers eux par les assureurs. Ils peuvent donc investir car ils verront de tout façon arriver des clients chez eux. "En échange, ils doivent naturellement faire quelques concessions sur les prix", ajoute le porte-parole.
Assuralia rejette également la critique de l'ASBL selon laquelle des assureurs exerceraient une forme de pression sur les experts afin d'établir un coût de réparation aussi bas que possible. "C'est logique qu'une compagnie d'assurance fasse attention à l'ampleur des coûts d'une réparation. Mais un expert doit suivre une approche presque scientifique et rendre un verdict correct sur base de sa connaissance du métier." Ici aussi le consommateur est libre d'éventuellement demander une nouvelle expertise, conclut le porte-parole.
RTBF avec Belga




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