Cette demande de bracelet électronique, cela n'induit pas directement une libération conditionnelle explique Marc Preumont, avocat pénaliste: "Mais, en plus, ce n'est pas parce qu'il demande une surveillance par bracelet électronique qu'il va l'obtenir. Et en l’occurrence, je pense qu'il ne l'obtiendra pas. Cela me parait évident", confie-t-il à la RTBF.
Non seulement, il y a beaucoup d'étapes. Mais surtout beaucoup de conditions pour pouvoir bénéficier d'une telle surveillance. Il ne faut, par exemple, pas de contre-indication, qu'il soit "avéré qu'aujourd'hui il ne présente pas de danger s'il était remis en liberté, qu'il ait un lieu d'accueil et quelque chose à faire". Et pour l'instant, "rien n'est construit ni présentable", affirme Marc Preumont.
Il y a aussi la mise à disposition du gouvernement pour Marc Dutroux. "En réalité, c'est une mesure de sûreté qui s'ajoute à la peine, dont l'exécution n'est envisagée qu'après l'exécution de la peine". Étant donné que Marc Dutroux a écopé de la perpétuité, l'avocat pénaliste estime que cette mise à disposition a été mise en place pour "rendre impossible toute libération". Et de conclure: "C'est quelqu'un qui n'a aucune chance -ou quasi aucune chance- de pouvoir un jour, même encore dans longtemps, être libéré".
Mais, de son côté, Jean-Denis Lejeune, père de l'une des victimes de Marc Dutroux, dénonce: avec la loi telle qu'elle existe maintenant, Marc Dutroux pourrait se retrouver dans la nature. Regardez sa réaction en vidéo ci-contre.
RTBF




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de cordier michel impensable de liberer cet homme
24-11-2012 12:15 |