Chargé de l'enquête technique, le BEA, qui émet 41 recommandations de sécurité dont 25 nouvelles par rapport à juillet 2011, pointe du doigt à la fois des défaillances résultant de l'ergonomie de l'avion (un Airbus A330) et des actions inappropriées des pilotes aux commandes soumis à un fort stress.
S'agissant du point de départ de la catastrophe, le BEA retient définitivement : le givrage des sondes de vitesse Pitot (fabriquées par Thales) qui a conduit à une incohérence temporaire entre les vitesses mesurées.
"L'équipage était dans un état de perte quasi totale de la situation", a déclaré Alain Bouillard, directeur de l'enquête lors d'une conférence de presse.
Si les enquêteurs soulignent une mauvaise gestion de surprise et une incompréhension totale de la situation, ils notent aussi un défaut de leur formation.
Les recommandations de sécurité visent à la fois la compagnie et le constructeur.
Le BEA insiste notamment sur l'importance de "la formation et l'entraînement des pilotes pour qu'ils aient une meilleure connaissance des systèmes d'avion en cas de situation inhabituelle".
Airbus prendra "toutes les mesures" pour la sécurité
Le transporteur aérien Airbus a promis jeudi qu'il prendrait "toutes les mesures" nécessaires pour améliorer la sécurité aérienne, après la remise du rapport définitif du BEA.
Airbus assure dans un communiqué qu'il "prendra toutes les mesures qui permettront de contribuer à cet effort collectif en faveur de l'optimisation de la sécurité aérienne".
Le groupe "a déjà commencé à travailler au niveau industriel afin de renforcer les exigences relatives à la résistance des sondes Pitot" mises en cause dans l'accident, ajoute Airbus.
"La publication du rapport final du BEA fournit aujourd'hui l'occasion de réfléchir aux leçons à tirer de ce drame et aux mesures à prendre pour éviter qu'un tel accident ne se reproduise", ajoute encore Airbus, qui "va étudier ce rapport en détail".
RTBF avec agences




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