Le site de e-sante, dans un article publié en 2011, dresse une liste des risques liés à la climatisation : cela va du nez qui coule, en passant par des infections respiratoires, à la prolifération de bactéries comme la légionellose, peut-on lire.
On parle aussi du "sick building syndrome", autrement dit, du syndrome des bâtiments malsains dont les symptômes les plus fréquemment observés sont : irritation et obstruction nasale ; sécheresse et irritation de la muqueuse des yeux ; sécheresse et irritation de la gorge, sécheresse et irritation de la peau ; manifestations générales comme migraine, léthargie, état de fatigue conduisant à un manque de concentration. C‘est du moins ce que l’on peut lire sur le site d’Indoor pollution de l’Institut Scientifique de Santé Publique (ISP). Un site sur lequel on peut également lire que "des nausées, un changement dans la perception des odeurs et du goût, toux et sifflements respiratoires, etc., sont également signalés".
"Ce n'est pas le système qui est à condamner mais la manière dont on l'utilise"
Mais que l’on se rassure, nous dit le Dr Daniel Rodenstein, pneumologue aux cliniques Saint-Luc, ces pathologies ne s’observent que dans une minorité de cas et principalement lorsque la climatisation est mal entretenue. Quant aux cas de légionellose, dit-il, "c'est devenu extrêmement rare depuis les années 80'".
Un avis partagé par le Dr Camille Chasseur, responsable du programme "Pollutions microbiologiques des environnements intérieurs" à l’Institut Scientifique de Santé Publique (ISP) : "Ce n'est pas le système qui est à condamner mais la manière dont on l'utilise", dit-il.
Selon lui, le mauvais entretien ou une mauvaise installation (si l’extraction d’air est installée dans un garage, par exemple) sont souvent mis en cause. Dans certains cas, explique-t-il, "la structure du bâtiment est modifiée sans tenir compte des arrivées d’air et des bouches d’extraction".
A priori, il n’y a donc pas de raison d’avoir peur de la climatisation, d’autant, ajoute-il, que ces dernières années, on fait davantage attention à cette problématique.
De toute façon, affirme-il, "la climatisation est devenue nécessaire, surtout pour évacuer la chaleur des lampes et des ordinateurs. Dans la plupart des grands bâtiments, il n’y a pas assez de surface de fenêtres pour évacuer tout cela".
La climatisation et ses effets thérapeutiques
Outre l’avantage de cette sensation de "rafraîchissement" lors de fortes chaleurs, comme ces derniers jours, le Dr Camille Chasseur souligne que la climatisation peut avoir des effets thérapeutiques. Et de donner en exemple, les personnes souffrant d’allergies aux pollens qui lors de la période de pollinisation peuvent trouver abri dans un bâtiment climatisé.
Cela permet aussi de diminuer les symptômes chez les personnes qui présentent de l’asthme ou de la rhinite, ajoute le Dr Daniel Rodenstein, "les particules fines étant éliminées dans l'air du bâtiment".
Enfin, pour pallier les conséquences d’une variation trop importante des températures entre l’extérieur et l’endroit climatisé, ce pneumologue des cliniques Saint-Luc, préconise encore "de mettre une petite laine".
La clim en voiture ?
Concernant la climatisation dans les voitures, l’avis de ces deux spécialistes est plus partagé. Si pour ce dernier, il n’y a pas davantage de risques, le Dr Camille Chasseur se veut plus prudent.
"Dans les voitures, la climatisation est généralement peu accessible et au bout de quelques années, cela doit tout de même s'encrasser", dit-il. "Mais jusqu’ici, aucune étude n’a été menée chez nous à ce sujet", s’empresse-t-il d’ajouter.
C. Biourge




![[x]](http://www.static.rtbf.be/rtbf/www/images/common/old_browser/close.png)










de Un parmi d'autres Quand il fait trop chaud, on arrête de bosser ou du moins on ralentis le rythme, c'est toujours moins dangereux et moins désagréables que la climatisation. Quant à savoir si la clim filtre les micro-particules ou les nano-particulière tout dépend des filtres et de leur entretien. Et là iul n'y a pas beaucoup de garantie qu'ils soient toujours bien entretenus.
22-08-2012 02:25 |
de Ixel Votre remarque n'est surement pas applicable à tous ! Allez donc dire à une multinationale qu'une implantation de 100, 200+ personnes arrête de travailler ou ralentit le rythme parce qu'il fait chaud... Vous verrez la réponse venant d'en haut. C'est d'autant plus douteux si l'on considère que votre logique devrait être appliquée dans les pays où il fait plus chaud qu'ici ou durant les périodes de fortes chaleurs comme la semaine dernière en Belgique. Plus personne ne devrait travailler ou travailler normalement pendant des jours, des semaines ou des mois ? Et je ne vois pas non plus ce qu'il y a de désagréable à avoir 24°C à l'intérieur quand il fait 30°C dehors. Vous trouvez agréable de travailler dans un bureau où il fait 30°C ? Ah non, parce que vous arrêtez de travailler. Bravo, belle mentalité.
22-08-2012 11:55 |
de Peponne Un article un peu léger je trouves. Le bon sens voudrait que la différence de température entre la climatisation et la température extérieure n'excède pas 5 degrès. Cela évite les chocs thermiques, les angines et j'en passe ...
21-08-2012 20:22 |
de Ixel Le bon sens ? Pardon, mais où est le bon sens de travailler dans un bureau où il fait 30°C quand il en fait 35°C dehors ? Au-delà de +/- 23°C, ça commence à se faire déjà resentir. Mais encore faut-il savoir où vous travaillez, car le faire dans des bureaux où il fait trop chaud, c'est tout à fait contre-productif. Les US où les différences sont parfois beaucoup plus extrêmes, on n'y a pas encore vu des épidémies d'angines, etc. Oui, c'est un risque, mais faut pas exagérer non plus.
22-08-2012 11:39 |
de Johnny B Good Moi j'aurais bien voulu savoir ce qu'il en est pour la santé... de la planète ! Peut on imaginer que dans les grandes villes l'air-co crée des micro-climat ? Combien de KW/h sont ils dépensé lors des grosses chaleurs ?? ...
21-08-2012 15:57 |