La Belgique fait face à une fuite de cerveaux

La Belgique fait face à une fuite de cerveaux - illustration
La Belgique fait face à une fuite de cerveaux - illustration - © Belga
Belga News

Les universités belges voient 22% des chercheurs partir à l'étranger, alors que seuls 18% des professeurs internationaux optent pour la Belgique, rapporte mercredi De Morgen. La Belgique fait face à une fuite de cerveaux et est presque la seule en Europe.

Une enquête du National Bureau of Economic Research aux Etats-Unis montre qu'il y a plus de chercheurs qui partent de la Belgique que de chercheurs qui y entrent.

L'enquête a sondé 17 182 scientifiques de 16 pays sur leur lieu de naissance et lieu de travail. Alors que les Pays-Bas attirent pour 28% de scientifiques étrangers, la Belgique n'atteint que 18%. Et ce, alors que 22% de nos académiciens partent à l'étranger. Une balance négative, que seuls l'Italie, l'Espagne, le Brésil et l'Inde présentent.

Peter Marynen, vice-recteur de la politique de recherche au sein de la KU Leuven n'est pas étonné. "Nous envoyons consciemment des doctorants dans les institutions américaines afin qu'ils acquièrent de l'expérience. Le risque existe qu'ils y restent." Trop peu de nouveaux chercheurs compensent ces départs.

Ce constat est étonnant, écrit le journal, alors que des investissements ont été réalisés ces dernières années pour attirer des chercheurs de renommée internationale.

Afin d'augmenter le nombre d'entrants, Peter Marynen estime que deux handicaps doivent être éliminés. "Les universités payent un salaire brut élevé mais les étrangers trouvent que le montant net est souvent trop bas. La barrière de la langue joue également en notre défaveur."

Belga


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