"Nous devons déjà faire face à un manque de personnel. Davantage de bracelets électroniques signifierait encore plus de travail", indique un syndicaliste dans De Morgen.
"Malgré le manque de personnel, le cabinet fait pression pour intensifier encore la surveillance électronique. Nous avons l'impression que le poids de la surpopulation carcérale est reporté sur le Centre national de surveillance électronique", précise Filip Dudal, de la CSC.
Dans le planning de travail de l'équipe mobile du CNSE pour ce lundi figuraient 26 noms de condamnés, des hommes et des femmes, qui auraient dû en principe tous aller dormir en fin de journée avec un bracelet à la cheville.
Le recrutement est en cours, selon la direction
Interrogée par Françoise Baré, la directrice du centre Sabine Riguel explique que "l'équipe du monitoring traite les alarmes qui arrivent à l'écran, donc les personnes qui sont en surveillance électronique sont surveillées et le travail normal s'effectue. Mais ce que le personnel du monitoring refuse, c'est d'encore augmenter la capacité et donc de faire de nouveaux placements. L'essentiel des personnes qui ne seront pas placées sont en interruption de peine et qui ont été, au moment de leur incarcération, remises en interruption de peine par le directeur de prison en raison de la surpopulation. Ce sont des condamnés à des peines inférieures à 3 ans et pour lesquels il n'y a pas d'emprisonnement avant la mise en surveillance électronique".
Sabine Riguel explique qu'il "y a des procédures de recrutement en cours. Nous espérons que les premières personnes pourraient entrer en service pour le 15 novembre. Sans doute que les 8 personnes prévues n'entreront pas au 15 novembre mais l'idée est quand même qu'à partir du 15 novembre, du personnel supplémentaire arrive au service".
A.L. avec F. Baré




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