Gaspillage alimentaire: quelles actions mises en place en Belgique

Gaspillage alimentaire: chat sur les actions mises en place en Belgique
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Rédaction RTBF

2014 est l'année européenne de lutte contre le gaspillage alimentaire. L'occasion de faire le point sur les différentes actions mises en place ou à venir en Belgique pour lutter contre ce phénomène. Nathalie Ricaille d'Espace Environnement ainsi que David Petit et Bénédicte Allaert de l’asbl Réseau de Consommateurs Responsables (RCR) ont répondu à vos questions dans notre chat ce lundi midi.

Alors que dans le monde 870 millions d'êtres humains ne mangent pas à leur faim, 1,3 milliard de tonnes de nourriture (soit un tiers de la production mondiale) sont gaspillées chaque année. Une situation insupportable qui dure pourtant depuis 50 ans.

Heureusement, depuis quelques années, des actions sont entreprises un peu partout pour tenter d'y remédier. En Belgique, Espace Environnement vient de clôturer son projet GreenCook. Ce plan d'action d'une durée de 4 ans (2010-2013), mis en place par cet organisme indépendant d'intérêt public, visait à réduire ce gaspillage et à promouvoir une gestion durable de l'alimentation. Ces travaux ont montré, selon Nathalie Ricaille, "qu'un supermarché moyen pouvait gaspiller jusqu'à 225 000 équivalents-repas par an". Mais selon elle, mieux vaut privilégier "une approche volontariste" qu'"une approche coercitive". Un sentiment partagé par les différentes associations.

Par ailleurs, Nathalie Ricaille précise : "En France, les dons alimentaires sont partiellement défiscalisés, ce qui n'est pas le cas chez nous". Or, cela pourrait favoriser les dons en Belgique.

"En pourcentage, ce sont les consommateurs qui gaspillent le plus"

Mais de toute évidence, "la part la plus importante du gaspillage alimentaire se produit au niveau du consommateur. Elle représente plusieurs centaines d'euros par famille et par an". "Le gaspillage alimentaire ne représente qu'1 à 2% du chiffre d'affaires d'un supermarché. Évidemment, en tonnes, cela peut sembler énorme!", explique Nathalie Ricaille.

Elle précise qu'"à Bruxelles et en Wallonie, des projets pilotes ont été menés dans des établissements scolaires afin de déterminer les meilleurs conditions de réussite pour une approche 'antigaspi' structurée et pérenne. Il s'agit non seulement d'impliquer le personnel de cantine mais aussi les élèves, les professeurs, le personnel administratif, voire les parents".

David Petit et Bénédicte Allaert de l’asbl Réseau de Consommateurs Responsables (RCR) étaient également présents. Leur association "fait la promotion active d’initiatives locales, collectives et autogérées de 'consommation alternative', qui permettent de remettre l’humain et l’environnement au centre des préoccupations et de reconstruire un système viable sur le long terme".

Le mouvement est en marche

Même s'il reste énormément à faire, "la prise de conscience est faite et le mouvement enclenché me semble inéluctable", conclut Nathalie Ricaille.

"Une recommandation : sortir des approches culpabilisantes et retrouver le plaisir de manger bon, sain et durable en se reconnectant à la nourriture et à celui qui la produit. Lutter contre le gaspillage alimentaire peut être une fête créative et économiquement rentable ! C'est aussi une manière de reprendre le pouvoir sur ses courses qui n'est pas à négliger !"

 

C. Biourge

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