Mohamed Merah, Franco-Algérien de 23 ans, a assassiné trois enfants et un enseignant juifs dans une école de Toulouse le 19 mars, après avoir abattu trois parachutistes à Toulouse et à Montauban les 11 et 15 mars. Il a été tué par la police le 22 mars à son domicile à Toulouse.
Mohamed Merah rejoint en 2010 en Egypte son frère Abdelkader, islamiste radical, pour y apprendre l'arabe. Abdelkader Merah était quant à lui apparu dès 2007 sur les fichiers de la police, après avoir été impliqué dans une filière d'acheminement de jihadistes en Irak, via la Syrie.
Son nom avait été cité à de nombreuses reprises dans ce dossier qui a débouché sur un procès et huit condamnations deux ans plus tard. Le frère aîné de Mohamed Merah avait toutefois été mis hors de cause.
Identifié en 2010 comme "nouvelle recrue" de l'islamisme radical toulousain, Mohamed Merah apparaît plus directement sur les radars de la Direction centrale du renseignement intérieur après son arrestation, fin 2010, en Afghanistan. Fin 2011, au retour d'un voyage au Pakistan, il est interrogé par la DCRI.
Les enquêteurs s'inquiétaient de "la double menace directe et indirecte des militants revenant des zones sensibles", dont Mohamed Merah. Indirecte car "ils peuvent susciter des vocations" et directe car "ils peuvent revenir avec pour instructions de créer des réseaux de soutien ou d'accueil logistiques ou de conduire des actions armées".
Après les tueries de Toulouse et de Montauban, l'ex-patron de la DCRI, Bernard Squarcini, avait soutenu que l'enquête menée alors par ses services avait conclu qu'il "n'y a(vait) rien. Pas d'activisme idéologique, pas de fréquentation de la mosquée".
Belga




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