Parmi les éléments retenus contre ces personnes, dont le chef du groupe salafiste Forsane Alizza, figure un "projet d'enlèvement" d'un juge de Lyon, qui n'a cependant fait l'objet d'"aucun commencement d'exécution", a déclaré à la presse le procureur de Paris, François Molins.
Le parquet a requis le placement en détention de neuf des 13 personnes présentées au juge, a précisé le procureur.
Concernant le projet d'enlèvement, le procureur a déclaré qu'"avait été évoqué au cours d'une réunion à Lyon en septembre 2011 un projet d'enlèvement d'un magistrat lyonnais, un juge d'instruction", a déclaré François Molins lors d'une conférence de presse.
La décision d'interpeller ces personnes vendredi par les juges résulte "d'un croisement d'éléments du dossier", dont des informations sur des "entraînements physiques", "des appels au jihad", a-t-il dit.
"Tout ça incite les magistrats instructeurs à ne pas prendre de risque, il y a suffisamment d'éléments pour aller les chercher", a dit François Molins pour éviter selon lui "un passage à l'acte imminent".
"Tous les mis en cause ont confirmé le rôle d'animateur, de coordinateur et d'émir" du leader de Forsane Alizza, Mohamed Achamlane, a-t-il dit.
Le magistrat a précisé par ailleurs qu'une dizaine d'armes avaient été saisies.
Belga




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