Tous les conducteurs d'un véhicule à moteur circulant en France sont concernés par le décret. Et pour s'y conformer, de nombreux Belges ont pris les devants et se sont rués sur les éthylotests. Au point que beaucoup de points de vente sont aujourd'hui en rupture de stock.
"Directement, nos magasins ont été pris d'assaut et on s'est retrouvé rapidement en rupture de stock", confirme Olivier Renard, directeur marketing chez Auto5. "Comme le fabricant qui nous fournit est un Français, homologué aux normes françaises, il a lui-même été pris d'assaut par des milliers de clients en France. Nous sommes aujourd'hui en rupture d'approvisionnement et on peine beaucoup à répondre à la demande."
L'IBSR guère convaincu
Ces éthylotests jetables sont vendus maximum 2 euros/pièce et sont homologués, à l'inverse de nombreux appareils vendus sur le net.
"Certains sont pourtant mis sur le marché, notamment les éthylotests bon marché qui fonctionnent avec des piles. Ceux-là peuvent même être dangereux puisqu'ils peuvent donner un résultat final qui est plus faible que l'alcoolémie. En plus, je crois que quelqu'un qui est sous l'influence de l'alcool le sait avant de monter dans la voiture, il n'a pas besoin d'un éthylotest jetable pour le savoir", avertit Benoît Godart, le porte-parole de l'IBSR, peu convaincu par le décret français.
Mais cet automobiliste en aura, quoi qu'il en soit, bien besoin s'il circule sur le territoire français à partir du 1er juillet.
PIAB, avec Catherine Tonero




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