Dans les quartiers les moins aisés de Medellin, Escobar est resté très populaire. Les vignettes Escobar, l'album Escobar ou encore les affiches Escobar y sont aussi populaires que ceux des coureurs cyclistes ou des joueurs de football. Une habitante explique que les vendeurs de ces albums sont souvent en rupture de stocks : "la marchande est approvisionnée chaque jour en albums et en vignettes et cela disparait tout de suite. Elle vend plus de vignettes que de nourriture et les enfants préfèrent acheter ça que des friandises".
A l’époque le parrain de la drogue se montrait très généreux envers les plus démunis. "Il ne mourra jamais", explique un autre habitant de Medellin, "cela continuera durant des siècles. Nous, nous mourrons mais l'histoire de Pablo continuera".
Les autorités impuissantes
Les autorités ont bien tenté d'interdire et de saisir ces articles qui nuisent à l'image de la ville, en vain car Pablo Escobar reste un mythe. Un sociologue de l’université d’Antioquia, Jaime Rafael Nieto, explique combien le pays s’accommode de ce label "Escobar" et à quel point de nombreux produits dérivés légaux ou illégaux, consacrés à l’ex parrain de la drogue se trouvent partout dans la ville.
Pablo Escobar a même fait l'objet d'une série télé intitulée "Escobar, le maitre du mal", dont les premiers épisodes ont drainé plus de 10 millions de téléspectateurs.
I.L. avec Bernard Lepla




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