En 2011, ils étaient près de 2000 enfants à devoir recommencer leur année scolaire. Des chiffres qui ne baissent pas, malgré la demande de la ministre de l'Enseignement Marie-Dominque Simonet souhaite que les enseignants ne fassent plus redoubler entre la 3e maternelle et la 2e primaire. Mais le message a du mal à passer et, cette année encore, on constate une augmentation de 1 % des redoubleurs. Une pratique très contestée.
Eric Bruggeman, spécialiste des questions d'enseignement à Infor Jeunes estime que l'école n'est pas celle de la réussite mais plutôt une école de "la sélection sociale pratiquée de manière très très précoce en maternelle ou en primaire. A certains moments, ça s’apparente vraiment à de la maltraitance", juge-t-il. Selon lui, l'échec scolaire d'un enfant est étroitement lié à ses conditions de vie, comme l'a encore démontré une étude européenne récente.
Mais tous les enseignants ne sont pas d'accord. Véronique Dufrasnes, professeur d'histoire, le recommande pour certains de ses élèves. "Beaucoup d’élèves, en sortant du primaire, n’ont pas suffisamment de maturité. Ils n’ont pas toujours la méthode de travail adéquate, et je pense que ça peut vraiment aider certains élèves. On leur donne une deuxième chance et c’est important de donner une seconde chance à quelqu’un".
Mais tous les acteurs sont d'accord sur au moins un point : le redoublement ne suffit pas, il faut accompagner l'élève en échec, et là ce sont les moyens qui manquent.
RTBF
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