Comment devenir agent de renseignement en Belgique?

De 007 à OSS 117, le métier d'espion a toujours fait fantasmer et inspire de nombreux réalisateurs et scénaristes
De 007 à OSS 117, le métier d'espion a toujours fait fantasmer et inspire de nombreux réalisateurs et scénaristes - © Belga

Le MI6, l’agence des services de renseignements extérieurs britannique, tente d'attirer de nouveaux profils grâce à un clip publicitaire sorti récemment. Leur objectif: recruter de nouveaux agents. Mais qu'en est-il en Belgique? Comment peut-on devenir un agent des services secrets belges?

De 007 à OSS 117, le métier d'espion a toujours fait fantasmer et inspire de nombreux réalisateurs et scénaristes. Beaucoup de gens ont une vision un peu tronquée de l'espion parcourant le monde et affrontant les dangers.

Des inspecteurs et des analystes 

En réalité, le métier d'espion à proprement parler n'existe pas en Belgique. A la Sûreté de l'Etat, le service de renseignements et de sécurité civile de Belgique (il s'agit là plutôt de contre-espionnage), il existe deux fonctions principales: les inspecteurs et les analystes.

Ceux qui se rapprochent le plus de l'image romancée de l'espion à la James Bond sont les inspecteurs. Ils sont envoyés sur le terrain pour récolter toute une série d'informations relatives aux activités qui menacent ou qui sont susceptibles de menacer l'Etat, ses habitants et ses biens. Les analystes reçoivent ces informations, les traitent, les analysent, puis les transmettent aux autorités compétentes (ministre de l'Intérieur, ministre de la Défense,...).

Beaucoup d'appelés mais peu d'élus

Le recrutement des inspecteurs et des analystes est assuré par le Selor, le partenaire RH de plus de 150 services publics différents. En fonction des besoins en personnel et des budgets disponibles, des examens de recrutements sont organisés plus ou moins régulièrement. Pour devenir inspecteur, il faut être détenteur au minimum d'un diplôme de bachelier. Pour les postes d'analyste, un diplôme universitaire est exigé. "Il y a beaucoup d’appelés mais peu d'élus, explique un chargé de communication de la Sûreté de l'Etat. Lors du dernier examen d'inspecteur, alors que nous n'avions pas beaucoup communiqué à ce sujet, il y a eu 4 000 inscrits. Un peu moins de 100 personnes ont été recrutées". Et les profils sont assez variés: "parmi les analystes, il y a des historiens, des politologues, des sociologues, des criminologues, des juristes,..."

Si la Sûreté ne lance pas systématiquement une campagne de publicité comme l'a fait le MI6 pour attirer des candidats, elle a déjà dans le passé communiqué autour de recrutements, notamment via des affiches dans le métro. Il y a sept ans, la Sûreté de l'Etat sortait une vidéo sur Youtube afin d'attirer des candidats inspecteurs (voir ci-dessous). La vidéo précise les qualités nécessaires pour faire un bon agent: "avoir du flair et résister au stress", mais il faut aussi "avoir des compétences relationnelles, maîtriser plusieurs langues, et pouvoir s'adapter aux diverses cultures que l'on rencontre sur le territoire belge". 

Si vous pensez avoir ces qualités et que vous vous sentez l'âme d'un agent de renseignement, soyez attentifs aux annonces de recrutements de la Sûreté de l'Etat sur le site du Selor.

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