"J'avais choisi une arme la plus sécurisante possible", a témoigné le commerçant. "Le coup ne peut pas partir tout seul avec cette arme. Ce revolver n'est pas léger et il faut une certaine force pour presser la détente", a-t-il expliqué. Le bijoutier de 58 ans a ajouté que, selon lui, personne ne pouvait manipuler cette arme sans s'être un minimum entraîné.
Les experts éclaireront davantage la cour sur le maniement de cette arme lorsqu'ils seront entendus mardi après-midi.
Concernant le braquage, M. Rubin a estimé que les deux accusés étaient des amateurs. "Mon sentiment a été qu'ils ne savaient pas ce qu'ils faisaient et qu'ils ne savaient pas où s'arrêter dans cette violence en crescendo. Ils étaient enragés. Ils étaient comme sur une autre planète", a-t-il raconté.
"Quand je suis entré dans le magasin, je tenais l'arme le long de ma jambe. Je ne suis pas arrivé menaçant", a encore poursuivi le bijoutier. "L'un d'eux a surgi avec une arme [factice]. Il m'a dit "abaisse ton arme" et je lui ai dit la même chose. Puis le second est arrivé sur moi. Ils m'ont matraqué la tête. Le sang n'arrêtait pas de couler. C'était impressionnant. Ils m'ont pris l'arme et ma femme a hurlé à cet instant, précisément au moment où je croyais que j'allais prendre une balle, que j'allais mourir", a déclaré le témoin.
"Mon épouse et moi espérons tirer un trait sur cette histoire avec ce procès. Nous repensons tous les jours à ce qui s'est passé, et nous avons peur. Mais quelque part, ça a aussi renforcé notre amour", a terminé M. Rubin.
Après le braquage de la bijouterie, Hicham El Gaabouri et Hassan Essahale avaient tenté de voler la voiture de Frédérique Levêque, une kinésithérapeute de 46 ans. Cette mère de 3 enfants attendait à un carrefour quand Hicham El Gaabouri lui a tiré une balle dans la tête pour s'emparer de sa voiture.
Le procès se poursuivra lundi avec l'audition du juge d'instruction et des enquêteurs.
Belga




![[x]](http://www.static.rtbf.be/rtbf/www/images/common/old_browser/close.png)









