Magnotta portait une chemise à carreaux de couleur claire et un pantalon foncé. Il avait comparu mardi par visioconférence depuis le commissariat où il était détenu à Montréal, une décision prise par la police qui ne voulait pas prendre de risques en le faisant circuler dans la ville.
Lors de l'audience de jeudi, qui n'a duré que quelques minutes, les parties se sont entendues sur les prochaines étapes du processus judiciaire. Il a été décidé que "la conférence préparatoire", servant à déterminer le type et la durée d'un éventuel procès, se déroulerait le 9 janvier 2013. Deux semaines "d'enquête préliminaire", visant à vérifier la solidité des éléments de preuve au dossier, ont été fixées à partir du 11 mars.
Les avocats de Magnotta n'ont pas demandé d'expertise psychiatrique de leur client, contrairement à l'intention qu'ils avaient exprimé mardi.
Magnotta avait plaidé mardi non-coupable à cinq chefs d'accusation: "meurtre" prémédité, "outrage à cadavre", "publication de choses obscènes", "envoi par la poste de choses obscènes" et "harcèlement criminel" à l'encontre du Premier ministre canadien Stephen Harper et d'autres personnes.
Il est passible de la prison à perpétuité.
AFP




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