Aller directement au contenu principal

Bernard Rentier (ULg) propose un test à l'entrée des études universitaires

SOCIETE | Mis à jour le mercredi 21 août 2013 à 9h12

  • Le recteur de l'Université de Liège souhaite que les futurs étudiants des universités soient soumis à un "test informatif" qui leur permette d'évaluer leur niveau. Cela réduirait le nombre d'échecs en fin de première année.

    Dans le classement "de Shanghai" des universités, les établissements belges se trouvent dans les 350 mieux classées du monde. Comme d’autres autorités académiques, le recteur de l’ULg et président du conseil interuniversitaire francophone Bernard Rentier, interrogé par Arnaud Ruyssen trouve ce ranking "extraordinairement réducteur : les universités sont inclassables parce que trop complexes. Elles font de l’enseignement, de la recherche, du service aux collectivités,… Tout cela n’est pas résumable un seul chiffre. Mais je n’ai pas à me plaindre du résultat belge. Le miracle belge c’est que nous arrivons à nous placer dans les 300 mieux classés alors que nos moyens sont de loin inférieurs aux universités américaines. Nous sommes les champions du système D."

    Le recteur de la KUL Rik Torfs a récemment plaidé pour qu’on publie les taux de réussite des étudiants selon l’école secondaire fréquentée. Pour Bernard Rentier, cela ne sert à rien de "montrer du doigt ou de culpabiliser les écoles. Le problème vient d’un manque de dialogue entre l’enseignement secondaire et les écoles supérieures. Il faut s’entendre sur ce qu’on attend d’un étudiant qui sort du secondaire quand il entre à l’université". C’est pourquoi il est en faveur d’un test transversal à la Communauté française, comme celui qui existe pour les études de médecine: "Il faut arriver à banaliser la notion de test pour ne pas faire fuir des étudiants qui ne se sentent pas capables de le passer. Il faut que, quand on entre à l’université, on sache où on en est".

    Test informatif

    Ce que Bernard Rentier propose "c’est un test informatif, qui n’est pas pris en compte pour la suite, qui n’a aucune conséquence sur les points que l’étudiant pourra avoir. Si le niveau de l’étudiant est vraiment trop faible, l’idée c’est de lui présenter des possibilités de formation plus complète qui ne serait pas simplement faire son premier bac et échouer".

    Rik Torfs propose aussi de réorienter les étudiants vers une autre formation universitaire en cas d’échec à la session de janvier. Bernard Rentier y est favorable "et d’ailleurs cela se fait dans un certain nombre de sections de nos universités".

    A.L. avec A. Ruyssen

    Voir

    Derniers commentaires

    • de Frederic Detienne Ce test est un pas dans la bonne direction. Je pense qu'on devrait reellement envisager un examen d'entree comme pour les etudes d'Ingenieur Civil. On ne parle pas la d'un numerus clausus ni d'un concours d'entree -- c'est simplement un examen de passage qui n'a aucune influence sur la suite des etudes. Ce test est important car il y a finalement peu de dechet au cours des annees qui suivent.

      21-08-2013 17:25 | Répondre

    • de poupila Ce recteur à raison. Certaines des raisons principales qui explique l'échec en première année sont des éléments sur lesquels il y a probablement moyen d'améliorer les choses. Par exemple, toutes sections confondues, il y a un problème récurant parmi un certain nombre d'élève pourtant parfois assidu qui provient d'une inadéquation à la manière de penser, d'analyser propre à l'université. Ce n'est pas qu'ils soient bêtes ou qu'ils n'aient rien compris mais il y a une façon d'analyser, d'abordée les donnée, de les traités et d'exprimer les réponse qu'ils n'ont pas acquis. Avec des tests de lectures et de logique mathématique il y a moyen de déceler ces problèmes et puis d'y remédier. On peut en plus envisager des tests de matière en fonction des options choisies. Il y a aussi un gros problème au niveau des choix d'orientation. Il pourrait être utile que chaque candidat passe un test d'orientation aussi non contraignant et aie une info sur l'option.

      21-08-2013 14:19 | Répondre

    • de poupila Ce recteur a tout a fait raison. Publier les chiffres de réussites selon les écoles de provenance n'aurait pour effet de stigmatiser les écoles. Cela insisterait les parents à choisir les écoles dont le taux de réussite est le meilleurs mais cela n'y changerait rien au taux de réussite. Pourquoi ? Parce que l'on sait très bien que si certaines écoles affichent des taux de réussite plus élevé, c'est parce qu'elles exercent un tri parmi leurs élèves et aussi parce que les élèves de certains milieux subissent une pression parentale plus forte qui leur interdit l'échec et les changements d'orientation, ce qui rend les étudiant plus réaliste dans leur choix d'orientation et plus assidu. Par ailleurs, cela ne va pas augmenter le nombre de places disponibles dans les écoles aux taux de réussite plus élevé.

      21-08-2013 14:03 | Répondre

    • de Frederic Detienne Cher(e) Poupila, je suis assez d'accord avec vous. Ceci dit, "ce qui rend les étudiant plus réaliste dans leur choix d'orientation et plus assidu" n'est pas du tout un probleme. La maniere d'y arriver n'est pas toujours elegante ni ideale mais l'assiduite et le realisme sont deux choses tres bonnes. La pression parentale est tres importante - on ne peut pas dire que le laisser-aller soit mieux. Tout est dans la nuance.

      21-08-2013 17:33 | Répondre

    • de Pr_Cubitus Tout à fait d'accord. Las des "étudiants-touristes" qui saturent les classes et nuisent à l'ambiance de travail aux dépens des "étudiants-travailleurs", j'ai instauré un tel "test d'évaluation des compétences initales" (maths, réflexion logique) dans l'école supérieure où j'enseigne. Le test est obligatoire et efficace. Pour beaucoup d'étudiants, ce test est un choc révélateur, révélateur de leurs lacunes et révélateur du niveau de travail auquel ils doivent s'attendre. Mais il y a trois limites à son efficacité (1) On ne peut refuser l'inscire un candidat qui possède le CESS même si ses lacunes sont tellement énormes qu'il court inmanquablement à l'échec. (2) On ne peut qu'inciter le candidat à suivre des remises à niveau (maths, français), et non le forcer. (3) Le financement des établissements étant lié au nombre d'inscrits qui suivent au moins les premiers 10% des heures de cours, le test ne doit pas décourager trop de monde !

      21-08-2013 12:09 | Répondre

    Signaler un abus

    Une erreur a eu lieu, veuillez essayer plus tard. Merci, votre remarque sera prise en compte dans les plus bref délais.
    1000 caractères max

    Faire un commentaire

    • Merci de respecter la charte des commentaires,
      sans quoi, nous nous réservons le droit de supprimer votre réaction.
    • Les commentaires sont fermés après quatre jours.
  • Bernard Rentier, recteur de l'ULg
    Image précédente

    Bernard Rentier, recteur de l'ULg

    RTBF
    Image suivante
    • Bernard Rentier, recteur de l'ULg

      Bernard Rentier, recteur de l'ULg

    • de Frederic Detienne Ce test est un pas dans la bonne direction. Je pense qu'on devrait reellement envisager un examen d'entree comme pour les etudes d'Ingenieur Civil. On ne parle pas la d'un numerus clausus ni d'un concours d'entree -- c'est simplement un examen de passage qui n'a aucune influence sur la suite des etudes. Ce test est important car il y a finalement peu de dechet au cours des annees qui suivent.

      21-08-2013 17:25 | Répondre

    • de poupila Ce recteur à raison. Certaines des raisons principales qui explique l'échec en première année sont des éléments sur lesquels il y a probablement moyen d'améliorer les choses. Par exemple, toutes sections confondues, il y a un problème récurant parmi un certain nombre d'élève pourtant parfois assidu qui provient d'une inadéquation à la manière de penser, d'analyser propre à l'université. Ce n'est pas qu'ils soient bêtes ou qu'ils n'aient rien compris mais il y a une façon d'analyser, d'abordée les donnée, de les traités et d'exprimer les réponse qu'ils n'ont pas acquis. Avec des tests de lectures et de logique mathématique il y a moyen de déceler ces problèmes et puis d'y remédier. On peut en plus envisager des tests de matière en fonction des options choisies. Il y a aussi un gros problème au niveau des choix d'orientation. Il pourrait être utile que chaque candidat passe un test d'orientation aussi non contraignant et aie une info sur l'option.

      21-08-2013 14:19 | Répondre

    • de poupila Ce recteur a tout a fait raison. Publier les chiffres de réussites selon les écoles de provenance n'aurait pour effet de stigmatiser les écoles. Cela insisterait les parents à choisir les écoles dont le taux de réussite est le meilleurs mais cela n'y changerait rien au taux de réussite. Pourquoi ? Parce que l'on sait très bien que si certaines écoles affichent des taux de réussite plus élevé, c'est parce qu'elles exercent un tri parmi leurs élèves et aussi parce que les élèves de certains milieux subissent une pression parentale plus forte qui leur interdit l'échec et les changements d'orientation, ce qui rend les étudiant plus réaliste dans leur choix d'orientation et plus assidu. Par ailleurs, cela ne va pas augmenter le nombre de places disponibles dans les écoles aux taux de réussite plus élevé.

      21-08-2013 14:03 | Répondre

    • de Frederic Detienne Cher(e) Poupila, je suis assez d'accord avec vous. Ceci dit, "ce qui rend les étudiant plus réaliste dans leur choix d'orientation et plus assidu" n'est pas du tout un probleme. La maniere d'y arriver n'est pas toujours elegante ni ideale mais l'assiduite et le realisme sont deux choses tres bonnes. La pression parentale est tres importante - on ne peut pas dire que le laisser-aller soit mieux. Tout est dans la nuance.

      21-08-2013 17:33 | Répondre

    • de Pr_Cubitus Tout à fait d'accord. Las des "étudiants-touristes" qui saturent les classes et nuisent à l'ambiance de travail aux dépens des "étudiants-travailleurs", j'ai instauré un tel "test d'évaluation des compétences initales" (maths, réflexion logique) dans l'école supérieure où j'enseigne. Le test est obligatoire et efficace. Pour beaucoup d'étudiants, ce test est un choc révélateur, révélateur de leurs lacunes et révélateur du niveau de travail auquel ils doivent s'attendre. Mais il y a trois limites à son efficacité (1) On ne peut refuser l'inscire un candidat qui possède le CESS même si ses lacunes sont tellement énormes qu'il court inmanquablement à l'échec. (2) On ne peut qu'inciter le candidat à suivre des remises à niveau (maths, français), et non le forcer. (3) Le financement des établissements étant lié au nombre d'inscrits qui suivent au moins les premiers 10% des heures de cours, le test ne doit pas décourager trop de monde !

      21-08-2013 12:09 | Répondre

    • de Frederic Detienne Pr_Cubitus, ce que vous dite est ridicule... d'apres vous, on devrait depenser de l'argent pour rien, voire meme inciter des eleves a s'inscrire (pour peut-etre abandonner) juste pour justifier des moyens aux "etablissements" (quel horrible mot pour parler d'ecoles et d'universites -- on croirait lire "bordel"). C'est le systeme de financement qu'il faut changer; pas l'instrumenter.

      21-08-2013 17:29 | Répondre

    Signaler un abus

    Une erreur a eu lieu, veuillez essayer plus tard. Merci, votre remarque sera prise en compte dans les plus bref délais.
    1000 caractères max

Les suggestions du jour

  • Tout ce que vous voulez savoir sur les stress tests

    24 octobre 2014, 17:21

    Plus que deux fois dormir et la Banque centrale européenne dévoilera les résultats des stress tests, les tests de résistance imposés à 130 banque de la zone euro. Ils seront mis en ligne dimanche à midi précises sur le site de la BCE. En sept thèmes,...

  • Domotique: dans 5 ans, votre maison sera plus intelligente que vous

    24 octobre 2014, 16:19

    Et sinon plus intelligente, du moins plus "consciente." La domotique sous l’angle électronique dont on parle depuis 30 ans nous vient pourtant des Etrusques. Les anciens Romains plaçaient leur foyer sous la protection des divinités domestiques nommées...

  • "Le danger n'est pas la menace terroriste, mais la surveillance de masse"

    24 octobre 2014, 01:05

    Leurs noms évoquent la liberté d'expression et la protection des valeurs démocratiques fondamentales contre la surveillance étatique. Pour d'autres cependant, l'action des lanceurs d'alertes - whistleblowers en anglais - est condamnable. C'est ainsi que,...

L'actualité en images

Toutes les vidéos de l'info

Vu sur le web

Dernière Minute