Bernard Rentier (ULg) propose un test à l'entrée des études universitaires

Bernard Rentier, recteur de l'ULg
Bernard Rentier, recteur de l'ULg - RTBF
Rédaction RTBF

Le recteur de l'Université de Liège souhaite que les futurs étudiants des universités soient soumis à un "test informatif" qui leur permette d'évaluer leur niveau. Cela réduirait le nombre d'échecs en fin de première année.

Dans le classement "de Shanghai" des universités, les établissements belges se trouvent dans les 350 mieux classées du monde. Comme d’autres autorités académiques, le recteur de l’ULg et président du conseil interuniversitaire francophone Bernard Rentier, interrogé par Arnaud Ruyssen trouve ce ranking "extraordinairement réducteur : les universités sont inclassables parce que trop complexes. Elles font de l’enseignement, de la recherche, du service aux collectivités,… Tout cela n’est pas résumable un seul chiffre. Mais je n’ai pas à me plaindre du résultat belge. Le miracle belge c’est que nous arrivons à nous placer dans les 300 mieux classés alors que nos moyens sont de loin inférieurs aux universités américaines. Nous sommes les champions du système D."

Le recteur de la KUL Rik Torfs a récemment plaidé pour qu’on publie les taux de réussite des étudiants selon l’école secondaire fréquentée. Pour Bernard Rentier, cela ne sert à rien de "montrer du doigt ou de culpabiliser les écoles. Le problème vient d’un manque de dialogue entre l’enseignement secondaire et les écoles supérieures. Il faut s’entendre sur ce qu’on attend d’un étudiant qui sort du secondaire quand il entre à l’université". C’est pourquoi il est en faveur d’un test transversal à la Communauté française, comme celui qui existe pour les études de médecine: "Il faut arriver à banaliser la notion de test pour ne pas faire fuir des étudiants qui ne se sentent pas capables de le passer. Il faut que, quand on entre à l’université, on sache où on en est".

Test informatif

Ce que Bernard Rentier propose "c’est un test informatif, qui n’est pas pris en compte pour la suite, qui n’a aucune conséquence sur les points que l’étudiant pourra avoir. Si le niveau de l’étudiant est vraiment trop faible, l’idée c’est de lui présenter des possibilités de formation plus complète qui ne serait pas simplement faire son premier bac et échouer".

Rik Torfs propose aussi de réorienter les étudiants vers une autre formation universitaire en cas d’échec à la session de janvier. Bernard Rentier y est favorable "et d’ailleurs cela se fait dans un certain nombre de sections de nos universités".

A.L. avec A. Ruyssen


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