"Le problème est que (Londres) ne va pas lui accorder de sauf-conduit", a déclaré Rafael Correa dans un entretien à une radio de Loja (420 km au sud de Quito). Dans ce cas, "M. Assange peut rester indéfiniment dans notre ambassade", a-t-il dit.
Selon le président équatorien, le droit européen "est un peu différent" du droit latino-américain, où quand un pays accorde l'asile à un individu, "le pays où se trouve l'ambassade (qui abrite cet individu) doit obligatoirement octroyer un sauf-conduit".
"En Europe, cela ne marche pas comme cela, en tout cas au Royaume-Uni", a ajouté le président équatorien.
Julien Assange attendu au tournant
S'il est extradé vers la Suède, le fondateur de WikiLeaks dit redouter d'être transféré dans un second temps aux États-Unis pour y répondre d'accusations d'espionnage après la divulgation par son site de 250 000 télégrammes diplomatiques américains.
Une vingtaine de policiers britanniques continuaient à monter la garde devant les entrées du bâtiment de briques rouges abritant la représentation équatorienne, qui s'est transformée en prison dorée pour l'Australien terré là depuis le 19 juin.
Deux voiture de police stationnaient également près de l'édifice, non loin de la douzaine de supporteurs d'Assange qui ont passé la nuit sur place, dormant sur des cartons pour "monter la garde".
"La tactique d'intimidation britannique se poursuit", commentait pour sa part WikiLeaks sur Twitter.
Si Assange s'aventurait en dehors de l'ambassade, il pourrait immédiatement être arrêté en vertu du mandat d'arrêt lancé par la Suède qui veut l'entendre dans une affaire de viol et d'agression sexuelles.
Il devrait toutefois se risquer à faire une déclaration publique dimanche "à 14H00 devant l'ambassade", soit deux mois jour pour jour après son arrivée dans la représentation équatorienne, selon WikiLeaks.
Un bras de fer diplomatique
Dès que Quito a annoncé jeudi qu'il accordait l'asile diplomatique à Assange, le Royaume-Uni a averti qu'il ne délivrerait pas de sauf-conduit à l'Australien et que cela ne changerait "rien" à la procédure d'extradition.
Le ministre britannique des Affaires étrangères William Hague a toutefois semblé écarter pour l'instant la menace d'une intrusion policière dans l'ambassade, autorisée selon lui par une loi de 1987, soulignant que la résolution de cette affaire pourrait "prendre un temps considérable".
Face à l'inflexibilité britannique, l'Equateur a tenté de rallier à sa cause les états sud-américains.
Il a convoqué les ministres des Affaires étrangères de l'Union des nations sud-américaines (Unasur) dimanche à Guayaquil, afin d'examiner la situation.
L'Organisation des Etats américains (OEA) devrait, elle, décider dans la journée si elle convoque une réunion le 23 août à Washington.
Quito envisage aussi de saisir la Cour internationale de justice (CIJ) de La Haye pour contraindre la Grande-Bretagne à délivrer un sauf-conduit à Assange. Interrogé vendredi matin, le Foreign Office s'est refusé à tout commentaire. Mais il s'était dit la veille toujours "décidé à rechercher une solution judiciaire avec le gouvernement équatorien".
L'avenir du fondateur de WikiLeaks, un site spécialisé dans la divulgation de documents confidentiels, reste pour l'heure dans les limbes.
Les différents scénarii d'exfiltration possibles
La presse britannique se demandait vendredi comment il allait sortir de ce guêpier, passant en revue différents scénarii d'exfiltration, si la voix diplomatique ne débouchait sur aucun accord.
Un départ d'Assange à bord d'une voiture de l'ambassade? Cela laisserait toutefois entière la possibilité d'une arrestation au moment de prendre un avion.
Un départ dissimulé dans un conteneur estampillé "valise diplomatique" ? Le subterfuge avait déjà été tenté sans succès en 1984 au Royaume-Uni pour un ancien ministre nigérian. Et les paquets diplomatiques passent quand même aux rayons X...
Reste alors l'hypothèse que l'Equateur accorde à Assange un statut diplomatique ou de représentant à l'ONU. Mais la justice britannique ayant autorisé l'extradition d'Assange, Quito "a aussi l'obligation de respecter les lois du Royaume-Uni", notait le Guardian. Et Scotland Yard a "déjà arrêté de nombreux diplomates", rappelait la BBC.
Belga




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de Sprunch Cette affaire de viol et d'agression sexuelles, tout le monde sait bien que c'est un coup monté.
18-08-2012 19:40 |
de Un Anonyme Personne ne trouve-t-il édifiant les moyens mis en oeuvre afin d'extrader un homme simplement accusé officiellement de Viol mineur par la justice suédoise? A l'heure actuelle, des centaines et des milliers de véritables criminels avérés se promène en toute impunité (Violeurs, dealeurs, banquiers véreux, pédophiles,...) Il parait évident que le monde dans lequel nous vivons s'acharne à museler la vérité. Il est anormal de vouloir faire taire un homme comme Assange simplement par ce qu'il révèle au grand jour ce que se permettent de nous cacher les individus que nous avons soit-disant élus. N'est-il pas paradoxal que dans un système qui se prétend démocratique, dire la vérité. Quant au journalisme qui est au départ censé informer, je suis au regret de constater que très peu d'entre eux osent se pencher sur les 250.000 courriers diplomatiques divulgués via wikileaks.
18-08-2012 10:28 |
de Périclès Et l'acharnement se poursuit, laissez vivre les gens, c'est incroyable à quel point la démocratie du 21è siècle est devenue obsolète et ses représentants aussi hypocrites (pour la plupart )! On croirait une organisation maffieuse. Supprimer un individu pour avoir exercé son droit fondamental humain ? Et en plus négliger sa présomption d'innocence pour lui ôter sa liberté ?
18-08-2012 00:36 |