"Je ne voudrais pas interrompre l'examen des affaires de nature militaire pour introduire d'autres affaires qui ont elles aussi leur importance", a dit la juge Olga Sanchez Cordero, selon le quotidien El Universal.
Elle a souligné qu'il n'y avait pas pour le moment de date fixée pour le nouvel examen du cas de Florence Cassez par la Cour suprême, a rapporté El Universal.
La juge Sanchez a précisé que la Cour avait commencé le 9 août à discuter les 28 dossiers concernant des militaires.
Il s'agit de déterminer si des militaires qui ont porté atteinte à des civils doivent être jugés par des tribunaux militaires, comme le prévoit le Code de justice militaire, ou bien par des tribunaux civils, comme le réclament des proches de victimes. La guerre contre le trafic de drogue au Mexique a fait quelque 50.000 morts en cinq ans.
Les juges de la Cour suprême "prendront le temps qu'ils estimeront nécessaire pour résoudre" les 28 dossiers concernant des militaires, "et on ne peut pas avancer une date" pour la fin de ce processus, a indiqué à l'AFP une source au sein de la Cour.
Arrêtée en décembre 2005, Florence Cassez purge une peine de 60 ans de prison pour une participation, qu'elle a toujours niée, à des enlèvements, aux côtés de son ancien compagnon Israel Vallarta.
Le 21 mars dernier, les juges de la Cour suprême n'étaient pas parvenus à une décision sur le sort de Florence Cassez.
La Cour était saisie d'une demande du juge Arturo Zaldivar d'une libération "immédiate et absolue". Le juge appuyait cette demande sur l'existence d'une "mise en scène contraire à la réalité" organisée par les autorités policières autour de l'arrestation prétendument en direct à la télévision de la Française et de son ex-compagnon.
Bien que quatre des cinq juges aient reconnu des violations graves de la procédure, seuls deux d'entre eux, les juges Zaldivar et Sanchez, avaient voté pour la libération. Faute de majorité, l'affaire avait été confiée pour un nouveau rapport à la juge Sanchez.
Celle-ci avait assuré fin mai que l'affaire serait de nouveau examinée "avant la deuxième quinzaine du mois d'août". Mais ce délai est dépassé, et le journal mexicain La Razon, citant une source de la Cour suprême, écrivait récemment que l'examen du cas pourrait intervenir en septembre.
L'avocat mexicain de la Française, Me Agustin Acosta, a déclaré le 27 août qu'"il n'y a pas pour le moment de date définie, ni de délai limite".
AFP




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